Pourquoi pas ?
Par Fabrice, vendredi 22 décembre 2006 à 21:26 :: Environnement :: #30 :: rss
J’ai entendu une information fort intéressante (Revue de Presse de France Inter 22/12/06). Les Suédois, pour Noël, vendent des bons de CO2 aux citoyens qui correspondent à une tonne de CO2 sur leur quota d’émissions. De cette manière, ils créent un marché et mise sur le fait que les entreprises, pour polluer plus, achètent des bons aux citoyens. L’offre et la demande faisant le reste, les bons augmentent et par conséquent les entreprises se trouvent dans l’obligation de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour ne pas voir leurs marges entamées par un surcoût.
Imaginons que l’on distribue à tous les français une quantité de CO2 émis qui correspond à une consommation moyenne par voiture (type, année…), et que l’on définisse un droit à polluer pour chaque automobiliste dans l’année. On enregistre la consommation et les émissions résultantes sur une puce qui est placée sur un permis de conduire qui ressemblera à une carte d’identité. Ce permis est, lui, placé sur le pare brise (comme l’assurance ou ailleurs) et peut être lu par un appareil à travers la vitre.
Dès que l’individu a atteint son quota, il ne peut plus conduire de voiture jusqu’au 31 décembre de l’année. Dans le cas, où il aurait atteint son quota, il est dans l’obligation de racheter des bons CO2. Dans le cas de non consommation totale du quota, l’individu ou l’entreprise reçoit un crédit d’impôt (ou autres) correspondant au montant non consommé. Si, par malheur, il roule sans bon, la voiture est immobilisée et on retire le permis. Bien sur toute personne morale ou physique aura le droit d’acheter des bons CO2, et, bien sur il existe un nombre limité de bons qui sont pris sur le droit de la France à polluer.
Chaque année, l’état remet les compteurs à zéro en affectant de nouveaux quotas. On crée donc un marché spéculatif annuel pour les entreprises et les citoyens désireux de polluer, et qui bénéficiera financièrement aux particuliers, associations ou aux entreprises ayant un sens civique. Bien sur, on interdit toute forme d’entreprise privée susceptible d’organiser une bourse de bons ou d’acheter en masse des bons en fixant une limite maximale de bons par entreprise et citoyen. Un établissement public serait alors créé pour gérer les échanges de bons. On fait une pierre deux, trois, quatre, cinq coups : on contrôle les pollutions, on limite les vitesses et le nombre d’individus qui roulent sans permis et assurance, on limite le trafic et la probabilité des accidents, on incite au covoiturage, on économise sur les investissements routiers, on transfert les budgets correspondant aux transports en commun, on économise sur le traitement des maladies respiratoires (asthme des petits parisiens), on économise sur les ravalements de façades…
Oh oui imaginons, la vie est un rêve que l’on nous offre.
Information niçoise
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