La publicité est-elle utile ? Socialement, économiquement ?
Autant j’admet une publicité informative, qui décrit les caractéristiques d’un produit, ses avantages, son prix, les éventuelles promotions, , qui me renseigne lorsque j’ai besoin d’acheter…, autant la publicité actuelle, notamment télévisée me révulse.
Que nous dit-elle ? Son message est extrêmement simple : pour être, conforme à telle ou telle image, il faut consommer, dépenser, acheter. Et l’image qu’on vous propose est bien sûr totalement onirique, du rêve à l’état pur… Certes les images sont souvent belles, les situations quelquefois drôles, mais réduire l’être à l’avoir est débilitant. Et on en voit les effets là où la réflexion est réduite : notamment dans la mode des « marques » dans les quartiers défavorisés.
Est-elle nécessaire économiquement ? Non, dans la mesure ou toutes les marques, quasiment tous les produits y ont recours, les effets s’annulent, passé les effets d’une campagne particulièrement réussie. Elle devient dès lors une excroissance parasite de l’appareil productif dont le principal résultat est de faire gonfler les prix de vente. Car ne l’oublions jamais, c’est l’acheteur qui la paye.
Le seul avantage que je consens à lui accorder est qu’elle permet la gratuité de certains services du Net. Quant à la télévision privée, hors chaînes cryptées, elles sont devenues comme le disait le PDG de TF1, des machines à décerveler afin d’assurer l’impact maximum aux messages publicitaires.
Je passe sur les caricatures dont l’Oréal est le modèle : 20 à 30 % du chiffre d’affaires passe en publicité. Je néglige le saccage des forêts qui découle des tonnes de prospectus et d’affiches. Ne parlons pas des panneaux publicitaires qui défigurent nos rues et avenues…
Non, il est temps que la gauche déclare la guerre à la pub.
Quelques sites : Antipub, Casseurs de pub, Paysages de France, Bridgade antipub, les Déboulonneurs, avec mes excuses à ceux que j’ai oublié.