Ségolène Royal rassemble, Sarkozy divise
Par Hervé, vendredi 27 avril 2007 à 08:23 :: En campagne :: #113 :: rss
Dans la Ve République, et probablement dans la VIe qui nous mettrons en oeuvre une fois au pouvoir, le Président de la République est le Président de l'ensemble des Français et non pas un chef de clan qui impose sa loi à la France.
Les ouvertures faites entre le premier et le deuxième tour sont largement significatif de la conception du pouvoir de Ségolène Royal, en opposition à celle de Sarkozy. Quand Ségolène peut se prévaloir d'un grand rassemblement autour d'elle allant de l'extrême gauche (avec l'appel inhabituel d'Arlette Laguiller à voter pour elle) à une large partie du centre (même si le soutien de Bayrou ne sera jamais clair) et fortement appuyé sur la gauche de gouvernement, elle obtient aussi de nombreux soutiens internationaux dont José Luis Zapatero chef du gouvernement socialiste espagnol, et Romano Prodi chef du gouvernement de gauche italien allié à Bayrou au parlement Européen.
Sarkozy pour sa part ne fédère rien, si ce n'est le soutien à retardement de De Villiers et le ralliement d'individualités obtenues par des méthodes dont la démocratie se passerait bien, ainsi le ralliement de députés UdF préférant aller à la soupe après de lourdes menaces sur leur circonscription. L'exercice du pouvoir par Sarkozy, c'est la menace, la brutalité au service de son clan, de lui même.
A chaque mouvement de Ségolène ou de Sarkozy, on voit se préciser deux philosophies, l'une ouverte et transparente, faites de débats publics, d'échanges avec les citoyens et de respects mutuels, l'autre brutale et opaque. L'une écoute, rassemble et met en mouvement. L'autre divise, confronte et fait s'affronter.
La France a besoin de renforcer les valeurs de la République, cette communauté de destin qui rassemble les Français. La France a besoin de Ségolène Royal.

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