Voici les principales délibérations qui nous ont paru importantes, mais votre avis de citoyen, de militant peut proposer un éclairage sur d'autres projets municipaux...

Acropolis et Nikaia, même combat !

Le 22 décembre 2006 était signé entre GL Events et la Ville de Nice le contrat d’affermage, que l’on peut qualifier de privatisation, du Palais Acropolis la gauche avait longuement protesté contre cette signature et mis en garde des possibles dérives que cette passation de pouvoir pouvait engendrer. Et les conséquences ne se sont pas fait attendre ! Il est question dans la délibération 1.4 d’approuver les « modifications à la grille tarifaire ». Mais quelles sont-elles ? Quelles orientations vont prendre les nouvelles prestations d’Acropolis ?
De plus, Le Palais Nikaia connaît le même triste sort : la délégation de service public est proposée par la délibération 1.5. La Ville de Nice perd un peu plus de sa marge de manœuvre sur le choix des évènements culturels proposés aux habitants et visiteurs. Cela n’est pas sans conséquence lorsque l’on sait que le tourisme niçois est culturel et évènementiel et que l’identité d’un territoire passe aussi par son patrimoine artistique. Il est de notre devoir d’attirer l’attention sur ces diminutions des possibilités d’actions municipales, et de dénoncer les éventuelles dérives tarifaires qui pourraient être appliquées.

Le logement : une urgence réaliste.
Les délibérations 1.7 et 1.8 ont pour objectif l’acquisition et la rénovation de logements locatifs et sociaux. Cette démarche est plus que nécessaire lorsque l’on connaît l’urgence de la situation. On ne compte plus les ménages qui accumulent les déménagements dans des locaux trop exigus pour toute une famille, les demandes de logement d’urgence… Le combat pour le logement est une bataille qui dure depuis longtemps et qui bien avant d’être opposable, est un droit essentiel, une sécurité pour chaque citoyen, une chance de pouvoir vivre décemment.
Les politiques de construction et réhabilitation des logements sociaux se doivent d’être plus nombreuses afin de répondre aux besoins de nos concitoyens et réalisés dans tous les quartiers d’une ville, afin de réaliser une réelle mixité sociale.

La protection de l’environnement, une action transversale.
La délibération 2.10 propose de recruter un « chef de projet en énergies renouvelables » dont la mission sera « d’élaborer un outil de diagnostic et de stratégie concernant le développement durable ». L’excellence environnementale est un objectif à atteindre non seulement pour permettre à nos générations futures de pouvoir subvenir à leurs besoins mais aussi pour protéger la planète Terre dont la situation s’aggrave continuellement.
Un emploi de ce type ne doit pas se restreindre aux énergies renouvelables, mais prendre en compte tous les domaines d’action ayant un impact sur l’environnement : les transports, le tourisme, la construction urbaine, la gestion des énergies et déchets… Il est plus que nécessaire de promouvoir cette thématique et favoriser l’élargissement de ces emplois.

Economistes de la construction, économes de l’action ?
La création de postes d’économistes de la construction est proposée par la délibération 2.11. L’objectif est de chiffrer la faisabilité des projets, en d’autres termes, si le budget explose, la construction ne se fera jamais !
Cette mesure a pour souci la maîtrise des fonds publics, qui se font de plus en plus rares : il faut donc sélectionner les projets à mettre en œuvre dans un objectif de bonne gestion des deniers publics. Mais, si un projet nécessaire à la population –prenons l’exemple du logement- coûte trop cher, que se passera t’il ? La réponse semble facile à deviner…
Il ne faut pas que le « new managment public », qui tend à rationaliser les actions publiques en fonction de leur coût et de leur efficacité, aggrave des situations déjà inadmissibles. Il est de notre devoir de mettre en garde contre cette pratique et de permettre la réalisation d’actions nécessaires aux citoyens.

Voie Mathis, bis repetitas.
La délibération 14.12 propose un nouveau prolongement de la voie Mathis. Mais une fois de plus –n’est pas coutume !- à quand un raccord avec l’A8 afin de désengorger les sorties de la voie rapide ?
Cette demande n’émane pas d’hier et on ne peut que craindre la position de la Municipalité sur ce sujet…

Débats, ambiance et perspectives d'avenir, tels sont les thèmes que vous retrouverez vendredi en direct sur Nice Masséna!