Souvenir et recueillement...
Le Conseil Municipal s'ouvre sur un goût de tristesse et de regret. Après une minute de silence en souvenir de Jean-François KNECHT, l'émotion est présente. C'est un fervent défenseur d'une politique sans corruption, engagé dans la réalisation de ses idéaux qui nous a quitté et il nous manque déjà.
Les Conseils ne seront plus jamais les mêmes sans lui.
Vent de panique sur Acropolis.
Les inquiétudes que nous évoquions précédemment concernant la grille tarifaire et la restructuration d'Acropolis n'ont pas été de simples spéculations. Malgré la hausse de 34 % des dividendes des actionnaires, 154 licenciements sont prévus : la culture n'est apparement pas un bien de consommation comme les autres... Monsieur MOTTARD soulève le problème de l'uniformisation de l'offre culturelle dans une ville où le tourisme est basé sur l'évènementiel : comment attirer le public sans se démarquer des autres ?
Quant au volet social, Monsieur Le Maire y porte un regard bienveillant ! "La restructuration n'est pas un scoop" dixit Madame CHICHMANIAN mais, heureusement que des solutions sont proposées comme le reclassement de certains postes sur Marseille !!! Il ne reste qu'à espérer que les futurs licenciés ont des projets de déménagement...
Menace sur la liberté d'expression.
Il n'est pas bon d'avoir un avis contraire au Maire : Madame GREGOIRE en a fait la mauvaise expérience. Préoccupée par le sort des danseurs de l'Opéra de Nice remerciés pour leurs services, elle souhaite connaître leur situation actuelle et future. Les évolutions donnant une sécurité de l'emploi ne concernent que les agents titulaires. Et pour les contractuels ? Rien n'est précisé.
Les protestations de Madame GREGOIRE resteront vaines puisque selon Monsieur PEYRAT "cela ne sert à rien, on ne vous écoute plus...". La défense des préoccupations sociales n'est pas à l'ordre du jour pour Monsieur Le Maire, et le droit à la parole non plus...
Ca bouchonne au Conseil...
Yann LIBRATI lance le débat sur les modes de transport, ce qui sème la confusion au sein de la majorité municipale : politique envers les vélos et deux roues inexistante, dangerosité de la circulation des cyclistes et absence de parking pour les résidents (indispensable pour laisser sa voiture et prendre le tramway). Contradictions entre Monsieur Le Maire et son adjoint, Monsieur BARTHE, et convergences de visions exprimées par les différents membres de l'assemblée soulignent une réalité bien affligeante !
A Nice, il n'y a pas assez de place entre les files de voiture, pour faire des pistes cyclables (vision de Monsieur PEYRAT).
Il faut que les utilisateurs des voitures et des vélos aprennent à partager la voirie (vision de Monsieur SANZ) : A leurs risques et périls ?
Face à la pénurie de parking pour les deux roues et grosses bécanes, les utilisateurs seraient prêts à mettre de leur poche pour profiter du peu d'infrastructure de gardiennage de véhicules car "on ne peut garer les motos" (vision de Monsieur BARTHE).
Conclusion : nombreuses approbations par les membres de la majorité du constat de Yann LIBRATI. Dommage qu'elles ne soient pas clamées haut et fort face à Monsieur PEYRAT qui, tout en constatant le bouchon des transports et stationnements niçois, semble vouloir n'y apporter aucune solution.
Canicule dans les écoles.
Situation invivable et surtout indadmissible pour l'école Aubert. La chaleur qui y reigne est digne d'une canicule : dès lors, que faire pour permettre au enfants de travailler dans de bonnes conditions et -surtout- ne pas mettre en danger leur santé, dans les locaux publics ?
Interpelée sur ce grave problème, l'adjointe se dit consciente du problème et assure à Yann LIBRATI qu'une "réponse rapide" sera faite afin de résoudre la situation.
A Nice, la République pourra t'elle accueillr tous les enfants?
Le projet mis en oeuvre par la Municipalité concernant l'inscription des enfants dans les écoles soulève un véritable débat. En effet, cette démarche devra, à l'avenir, se faire dans les locaux de la Mairie. La situation se complique pour les enfants dont les parents sont sans papiers : il est difficilement concevable qu'ils viennent d'eux-même dans une institution où pèse la menace de l'expulsion.
La question est de savoir quel sera le sort des enfants dont la famille ne peut accomplir cet acte : acceptons nous qu'ils restent livrés à eux mêmes, sans bénéficier du droit à l'instruction qui est en vigueur en France ? Il est de notre devoir d'être vigilent sur l'avenir de cette situation.
Ca bouchonne au conseil...acte II.
Enfin le sujet qui revient à chaque Conseil mais qui ne trouve jamais de voie de sortie : la voie rapide, qui est "presque rapide" selon les constatations de Yann LIBRATI, mériterait plus d'attention. L'éternelle demande de création d'une voie reliant les sorties de la voie Mathis à l'A8 est mise à nouveau sur le devant de la scène, mais la requète restera vaine, et pour deux raisons.
En effet, comme le précise l'Adjoint, Monsieur GELES-DUCARME, "en matière de travaux, il ne faut pas aller trop vite" et il faut attendre le mois de septembre et les effets du tramway (si tant est qu'il soit près pour septembre, mais c'est une autre histoire...) pour voir l'évolution de la situation. Autre explication du blocage de la proposition : les services de Monsieur le Maire "ne lui ont pas donné raison". Serait-ce le début de la fin ?!?
Jacques PEYRAT et sa grande famille politique : un modèle de cohésion.
La question "astucieuse" de Monsieur MOTTARD concernant la construction d'un commissariat à la place de la Libération-Malausséna soulève un tollé représentatif du débat qu'elle suscite.
Ainsi, "comment construire un commissariat alors qu'il y a déjà tous ces travaux?" Qui plus est, n'y a t'il pas aussi un projet de Mairie ? Le commissariat est jugé "nécessaire" par Monsieur le Maire, mais sera t'il mis dans la nouvelle Mairie? Rien n'est prévu selon le chef de l'exécutif local.
Cependant, Monsieur VEROLA, ancien Adjoint démis de ses fonctions pour non soutien à la majorité lors d'un vote, précise que "le Ministre de l'Intèrieur a débloqué l'argent pour cette construction, mais on utilise mal cet endroit" : il serait préférable de "préserver cet espace pour faire un parking pour les commerçants" situés sur l'axe du tramway.
Sacrebleu ! Parole et point de vue à ne pas dire face à Monsieur le Maire qui s'énerve contre son ancien collaborateur, qui semble désormais faire partie de "l'opposition". L'échange et tellement virulent qu'il en devient incompréhensible ! Ce que l'on ne peut nier, c'est que l'utilité de ce lieu est l'enjeu de débats qui concernent directement l'aménagement urbain et les habitants.
Débat sur le tramway : une mise au point nécessaire.
La délibération 2.10 sur la création d'un poste de chef de projet en énergies renouvelables a soulevé de nombreux débats. Outre celui que nous évoquions précédemment sur les modes de transports, il s'est aussi posé la question de la position de l'opposition sur la création du tramway.
Monsieur DELLA-SUDDA, face à l'incrimination du Maire qui fustige la désapprobation de l'opposition au projet de création du tramway, a remis les points sur les i, de manière claire et précise.
En effet, si l'on remonte dans le temps, "on voit bien qu'il y a eu opposition non sur le principe du tramway mais sur son tracé et sur les modalités de construction". Ces questions ont fait l'objet de longs débats -bien souvents virulents- lors des Conseils des années précédentes. Le tramway fait partie des modes de transports soutenus par les écologistes bien avant la majorité municipale. Il est un dispositif à privilégier pour garantir une excellence environnementale et un désengorgement des axes routiers.
A bon entendeur...
Une politique locale palliative de la politique nationale?
Il est question, face à l'insécurité qui menace l'hôpital Saint Roch, de créer deux postes de policiers municipaux. Bonne initiative reconnait Yann LIBRATI, car garantir la sécurité de nos concitoyens et le minimun que la puissance publique se doit de faire. Mais cela reste insuffisant... La réponse ne se fait pas attendre : cette compétence relève de la police nationale. Les contribuables niçois vont donc combler les carrences de la politique nationale.
Comme quoi, avec le pouvoir Sarkozy, il y a les mots et les actes...qui ne suivent pas !
Après la chasse aux rats, la chasse aux "cabinets sales" : un défi non relevé par Jacques PEYRAT !
Un pari surprenant est lancé à Monsieur le Maire lorsqu'est débattu la création et le changement des toilettes pulics situés sur les plages de Nice. Yann LIBRATI met au défi Jacques PEYRAT de "rester plus de 2 minutes 3O dans ces toillettes, où il n'y a pas d'aération et qui sont à la chaleur". Rires dans l'auditoire, mais le problème est sérieux : en terme d'hygiène, la question et préoccupante. Et que dire de l'image offerte aux niçois et touristes!
Malheureusement, la réalité semble effrayer Monsieur le Maire, qui avoue "prendre ses dispositions avant d'aller se baigner" ! Serait-ce là reconnaître que ces toilettes sont redoutables à qui ose s'y aventurer ? Si Jacques PEYRAT ne réapparait plus, c'est qu'il les aura testés en secret !
L'environnement, une question de tous les instants !
Il n'est plus à démontrer que l'environnement est une thématique transversale, qui est présente dans toutes les politiques publiques. La discussion sur la délibération 13.3 concernant la fourniture des capsules de machines à café "Nespresso" montre que non seulement cela est cher, mais surtout peu respectueux de l'environnement du fait de la capsule en plastique.
Alors, à quoi penserez-vous lors de votre prochain café...?