Des solutions locales ont été développées avec succès. Pour ne citer qu'une ville : Lyon. Un bel exemple d'amélioration des pistes cyclables et de développement des axes sécurisés. Développement également des prêts et locations de vélos : 90 parcs de stationnement vélo, pour les stationnements de courtes durées, sont implantés au centre de la ville et dans chaque arrondissement, notamment à proximité des équipements culturels et sportifs. Depuis 2005, Lyon met à la disposition des habitants un parc de 2 000 vélos (baptisés "Vélo'v") répartis sur 200 stations dans la ville et à Villeurbanne. D'ici 2010, le grand Lyon s'engage à passer de 300 à 500 Km d'itinéraires cyclables. Et Lyon n'est pas la seule à fournir des efforts importants : Paris, Avignon, Grenoble...

Et Nice dans tout ça ? On peut dire qu'il est vraiment dommage de ne pas avoir construit une piste cyclable parallèle au tramway en profitant des travaux... On déplore le fait que la seule et unique piste cyclable sécurisée existante dans notre cité est celle de la promenade, ce qui montre l'orientation touristique de la municipalité, intérêt nécessaire certes mais les niçois ? Qui pense à eux ? Les transports doux ne sont pas seulement un mode de déplacement. C’est un facteur économique, et pas des moindres, car le fait de se déplacer en vélo, en roller ou à pied, favorise et d'une manière conséquente les commerces de proximité. Il est absolument nécessaire que Nice renforce (ou crée ?) un lien social avec ses habitants. Il faut valoriser les niçois, valoriser la mixité sociale et les lieux de vies collectifs, et les transports sains peuvent en être un des liens... Un autre point capital : la santé. On sait que 30 % des adultes européens sont en manque d'exercice physique et que 30 minutes de sport doux améliore les performances de manière significative, surtout quand 50 % de la population utilise la voiture pour des trajets inférieurs à 5 Km, une distance facilement couverte en en bicyclette. Faire du vélo, de la marche ou du roller contribue à lutter contre l'obésité et diminue par deux les risques de maladies cardio-vasculaires et de stress.

Et l'environnement ? Outre l'évolution que ces déplacements apporteraient en matière de nuisance sonore, "Est-il vraiment nécessaire de souligner le progrès qu'impliquerait une réelle politique sur les transports doux face à l'urgence écologique lorsqu'on connaît les dégats des gaz carboniques de nos charmants véhicules sur notre environnement. L'heure est donc à l'action !!!" dixit Juliette.