Je vous invite à lire deux articles parus dans le Monde daté aujourd'hui 23 juin 2007. Deux critiques virulentes du PS avec des conclusions très différentes voir opposées.

Moderniser la gauche par le collectif "Les Gracques".

A la veille du conseil national du PS, ce collectif annonce la publication prochaine d'un manifeste démocrate, social et européen. Ils expliquent leur démarche.

la gauche a fait, au second tour de la présidentielle, son score le plus bas depuis 1965 - exception faite des élections de 1969 et de 2002, où elle n'avait pas franchi le premier tour.

Après le temps des élections, vient donc celui de la refondation. Nous avons décidé de contribuer, modestement, à ce débat. Nous présenterons d'ici peu un manifeste démocrate, social et européen.

Notables ou gauche réelle par l'universitaire Rémi Lefebvre

Un portrait sans concession du PS. Il y en a pour tout le monde.

Depuis dimanche soir règne au PS un climat d'autosatisfaction surréaliste. La débâcle électorale, aux termes de quatre tours de scrutin, a bien pourtant eu lieu. S'enorgueillir de quelques dizaines de députés de plus a quelque chose de pathétique.

Avec ses 40 000 élus (un militant sur trois avant la vague d'adhésions de 2006), le PS est devenu une machine électorale professionnalisée dominée par des luttes de pouvoir essentiellement locales.

Ségolène Royal, l'"opinionomane", a suivi avec un zèle constant pendant la campagne des sondages qui ont déterminé largement sa stratégie, le choix de ses thèmes de campagne, le ciblage de l'électorat "bobo" et de l'électorat centriste, au mépris des orientations du parti, avec le succès final que l'on sait.

La véritable "rénovation sociale-démocrate" n'est peut-être pas là où on l'a croit.