Le discours d'Epinal sur la réforme des institutions

Si après la lecture du discours d'Epinal, Jack LANG peut apporter un peu de raison dans la conception de l'organisation des pouvoirs telle que définie par Nicolas SARKOZY, çà me rassurera. Après mai 1968...haro sur la IIIème et la IVème République. Que Nicolas SARKOZY fustige la IVème République soit...Mais la IIIème république?... malgré les défauts que nous pourrions lui trouver, elle a tout de même aussi permis un certain nombre d'avancées remarquables (la loi du 1er juillet 1901 sur le contrat d'association, la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'Etat, l'ensemble des grands principes républicains, l'avènement des libertés publiques, les grandes avancées sociales de 1936)....Merci à la IIIème...Nicolas SARKOZY par un raccourci historique incroyable nous dit presque que la IIIème République est responsable de la seconde guerre mondiale en sortant le tout du contexte international (en subliminale il nous dit, à ce moment précis...attention il faut un exécutif très fort pour éviter toute crise) Pour ce qui est de la IVème République, le sieur Sarkozy aurait, au moins, pu relever en positif son préambule... Bref cet homme n'est manifestement pas un républicain.... Citations....parlant de la IIIème république "le régime était ainsi fait qu'il excluait toutes les intelligences lucides, tous les esprits visionnaires, tous les grands caractères" Heureusement que la Vème et son régime semi présidentiel a permis l'émergence de N SARKOZY..! Autres extraits "depuis la Convention jusqu'au naufrage de la IVème, la France a expérimenté tout ce que les errements du régime d'assemblée pouvaient avoir de conséquences néfastes et parfois tragiques" "Pendant presque 200 ans, bien des républicains ont cherché à dresser la toute puissance parlementaire contre la peur de l'homme providentiel et la crainte du pouvoir personnel. Beaucoup d'entre eux n'ont cessé de vivre dans la hantise du 18 brumaire et du 2 décembre, au point qu'ils ont fini par confondre la démocratie avec l'abaissement du pouvoir exécutif" (est ce qu'il faudrait interpréter cela comme une mise en garde?)

Pire...."on peut être aussi libéral que l'on veut, ou peut attacher beaucoup de prix à l'initiative individuelle, au marché, à la concurrence. On peut placer la liberté au dessus de tout. On peut vouloir que la société civile s'affirme. Mais on ne peut pas imaginer la France sans un Etat fort" (à de nombreuses reprises Nicolas Sarkozy croise et confond savamment dans son discours les notions de république, de nation, d'Etat et d'exécutif...à croire que dans la conception de l'Etat Sarkozien, Etat = exécutif ..et donc aujourd'hui...lui...)

haro aussi sur la démocratie sociale...."En France, aucun corps intermédiaires, aussi légitimes qu'ils soient aussi nécessaires qu'ils soient à l'équilibre de la société ne peut faire écran entre le citoyen et l'Etat" (et on en revient à la légitimité contestée de la représentativité syndicale au regard des 53% de français qui ont voté NS...)

Nicolas SARKOZY tout au long de son discours critique également ouvertement la démocratie représentative....en bon populiste...

et enfin une vérité constitutionnelle bien mise à mal ces dernières années "En France, la prééminence est donnée à la loi parce qu'elle est l'expression de la volonté générale qui est au dessus de toutes les volontés particulières". Nous savons bien que la pratique est toute autre...la grande majorité des lois sont d'origine gouvernementale, de nombreuses lois sont adoptées par ordonnance (et la loi autorisant à légiférer par ordonnance est tellement large que l'on peut y mettre tout ce que l'on veut...comme par exemple le CNE..!) sans parler de l'utilisation du 49-3 (que NS aimerait ne pas voir remis en cause)....

Au bout du compte NS dit "je ne changerai pas les grands équilibres de nos institutions" (sûr..! il s'y complait comme un poisson dans l'eau)....A quoi bon alors faire tout ce chahut? Juste pour une petite dose de proportionnelle à l'assemblée nationale?

Autre interrogation....Nicolas SARKOZY dans sa conception césarienne de la République "oublie" ....les collectivités territoriales (jamais citées!!!!!).

Vous pouvez retrouver l'intégralité du discours d'Epinal sur www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-934977@51-934576,0.html

De qui se moque-t-on? Coup de colère...

Entendu ce matin sur France-Inter, Xavier BERTRAND (UMP) ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité au sujet du futur Contrat Unique.... "Le contrat unique ne sera pas la continuité du Contrat Nouvelle Embauche, il est inconcevable qu'on puisse licencier sans motivation"!!!!!!! 1/ Le contrat nouvelle embauche est entré dans le code du travail par ordonnance du 5 août 2005....mais où était donc Xavier Bertrand en août 2005? 2/ Le contrat nouvelle embauche existe toujours, il n'a pas été supprimé. 900 000 CNE ont été signés 3/ Mais qu' attend donc Xavier Bertrand pour proposer sa suppression?

Autre grand moment de la même interview....le constat amer de l'augmentation du nombre de suicides au travail (1 salarié se suicide tous les deux jours en raison, principalement, de ses conditions de travail). M. Bertrand a botté en touche en renvoyant le bébé aux syndicats....cinq ans de déstructuration sociale, de demande de productivité maximum, d'absence d'embauches, de menaces de plans sociaux ...sont surement étrangers au stress des salariés.

Le transport routier, catastrophe écologique et économique

Trouvé au hasard de balades numériques, un reportage donne quelques arguments peu employés contre le transport routier. Sur le site TV Link Europe vous pourrez trouver un résumé et le script du reportage.

On dit souvent que le transport routier de marchandise est bien moins respectueux de l'environnement que le transport ferroviaire, fluvial ou maritime. C'est une réalité et la survie de notre planète a beau être un sujet qui devient majeur dans toutes les têtes, la dynamique n'est pas à un comportement plus éco-compatible : en 2010 le nombre de camion sur les routes devrait avoir augmenté de 50% par rapport au niveau de 1998 ! Il faut dire que 44% des marchandises sont transportées par la route.

Ce qu'on dit moins souvent, c'est la logique économique voudrait elle aussi qu'on intervienne pour réduire ce mode de transport.
Il y a bien sûr le carburant qui flambe et augmente les coûts du transport routier, mais ça n'est pas la bonne raison car il ne représente actuellement que 5% du prix des marchandises. Par ailleurs, le mode même de gestion de la production, fondée sur les flux et non sur les stocks, incite les industriels à opter pour des transports rapides et flexibles comme le camion, même s'il est plus cher, pour économiser sur des coûts d'infrastructure (gestion des stocks) et exploiter la mondialisation : les délocalisations économiques induisent une production distribuée sur plusieurs sites géographiquement très distants pour optimiser les coûts de main d'oeuvre et la fiscalité.
Il ne faut donc pas s'attendre à un effet de marché pour changer cet état de fait, l'intervention politique et la régulation publiques sont nécessaires.

Plus que nécessaire, elle est économiquement légitime. Deux exemples frappants.

  • Chaque jour plus de 10% du réseau routier européen est bloqué par les embouteillages, principalement à cause d'une saturation en camions. Cela représente un coût de 0,5% du PIB européen ! Si on laisse ce secteur se développer naturellement, ce sera 1% du PIB en 2010.
  • Les transporteurs routiers ne paient pas le coût réel de leur utilisation des infrastructures routières. En effet, la dégradation des routes produites par un véhicule est proportionnelle à son poids élevé à la puissance 4 (désolé pour les maths). De manière plus imagée, le passage d'un seul camion use autant la route que 100 000 voitures ! Le montant des péages payés par les camions sur les autoroutes ne correspond en rien à cette constatation, les impôts locaux des entreprises de transports payés aux collectivités qui entretiennent les routes non plus. Ce sont donc les citoyens qui supportent le surcoût du transport routier dans leurs taxes (mais aussi dans le coût économique et social des délocalisations, dans le surcoût des marchandises dû à une production distribuée géographiquement, etc.).


Il est donc légitime, économiquement efficace, et environnementalement nécessaire d'agir pour revenir à un mode de gestion impliquant moins de transport, mais ce ne pourra se faire sans intervention publique.
Pourquoi ne pas commencer, par exemple, à taxer le transport routier en fonction de la distance à parcourrir et du poids des engins ? Pollueurs et destructeurs, camion et 4x4 n'auraient qu'à bien se tenir...

Annulation en appel de la Déclaration d'Utilité Publique du tramway de Nice

"Après la procédure d’attribution du marché de travaux du centre de maintenance en début d’année, c’est la DUP du tramway niçois qui vient d’être annulée par la cour administrative d’appel de Marseille. « La motivation de cette décision se réduit à un seul point, relativement mineur, concernant la prise en compte partielle d’une réserve du commissaire enquêteur relative au stationnement des riverains après la livraison du tramway » précise dans un communiqué la Communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur, maître d’ouvrage. A un peu plus de trois mois de la mise en service de la 1ère ligne du tramway, cette décision, qui annule des jugements précédents du tribunal administratif de Nice confirmant la légalité de cette DUP, ne devrait pas avoir d’impact sur la fin des travaux, d’autant que le préfet des Alpes-Maritimes, qui avait signé cette DUP, a décidé de porter le dossier en Conseil d’Etat."

Source le moniteur-expert.com

Qui a dit que la gauche était mauvaise gestionnaire? Pas un dossier de grands travaux géré par la Ville de Nice ou la CANCA et donc par M. PEYRAT qui passe sans encombre les différentes phases de la procédure.

Conseil Municipal de Nice du 12 juillet 2007

Le dernier conseil municipal de Nice était découpé en deux parties. La dernière partie aura lieu vendredi 12 juillet 2007.

Pour la préparer, vous trouverez ici


Bon débats