La presse allemande nous présente un Sarkozy quelque peu différent de l'image du héros grand humaniste qu'il tente de construire en France. Rajoutons l'interview du fils Kadhafi d'une regrettable transparence pour notre bon président...et cette image pourrait rapidement s'écorner. Que les vacances tombent bien pour notre bouillonnant président!

Sur RFI - 28/07/07 - correspondant à Berlin, Pascal Thibaud

Les irritations à Berlin s’accumulaient contre la France. En dernier lieu, l’Allemagne n’a pas apprécié que Nicolas Sarkozy tire la couverture à lui lors de la libération des infirmières bulgares. Mais Berlin a évité de troubler l’unanimité de façade.

En revanche, l’accord nucléaire franco-libyen délie les langues. « Politiquement, cette affaire est problématique », a déclaré dans une interview le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Gernot Erler résumant les craintes de l’Allemagne quant aux risques d’un tel accord.

Un député social-démocrate estime, lui, que Nicolas Sarkozy ne s’est investi dans la libération des infirmières que pour décrocher des contrats en Libye. Il évoque un show et juge que George Bush est en comparaison un modèle d’innocence.

Quant au député conservateur Kar Theodor zu Guttenberg, il estime qu’il aurait été souhaitable de gérer un tel accord entre Européens.

L’opposition n’est pas en reste. Le patron des Verts Reinhard Bütikofer accuse Nicolas Sarkozy d’activisme nationaliste débridé.

La presse allemande est tout aussi critique. Le président français y est qualifié de problème sérieux pour l’europe ou encore d’homme politique incontrôlable. Le quotidien conservateur Die Welt l’accuse de se jeter au cou des despostes."