Notre identité nationale vaut-elle la vie d'un enfant ?

Aujourd'hui, c'est l'écoeurement. Ecoeuré après avoir apris l'hospitalisation d'un enfant de 12 ans essayant d'échapper à la police avec son père ... juste parce qu'ils n'avaient pas de papier. L'article qui suit, issu du nouvelobs en ligne est asseptisé mais déjà révoltant.


Un enfant russe sans-papiers de 12 ans a été hospitalisé dans un état grave après avoir chuté accidentellement jeudi 9 août à Amiens du 4e étage d'un immeuble, en voulant fuir avec son père la police qui s'apprêtait à les interpeller, a-t-on appris de sources concordantes. Comme les forces de l'ordre allaient s'introduire dans l'appartement familial, vers 08h30, le père a tenté de s'enfuir en passant sur le balcon d'un voisin. L'enfant, qui le suivait, aurait chuté du balcon.
Le procureur d'Amiens, Patrick Beau, a déclaré à la presse: "on pense que le pronostic vital est engagé" car l'enfant souffre d'un traumatisme crânien grave et d'importantes lésions cérébrales. Le magistrait a également précisé qu'il était hospitalisé en réanimation au service de neuro-chirurgie du CHU d'Amiens.

Ouverture d'une enquête

La police d'Amiens intervenait dans le cadre d'une réquisition du procureur, et entendait contraindre la famille à répondre à une "convocation pour audition". Le père de famille, âgé de 33 ans, sa femme, âgée de 29 ans, et leur fils avaient effectué plusieurs demandes d'asile politique et de titres de séjour, toutes rejetées depuis février 2005, peu après leur arrivée en France.
Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour déterminer les causes des blessures de l'enfant, ainsi que les conditions d'intervention des forces de l'ordre.

Débat entre Benoît Hamon et Delphine Batho

Refondation de la gauche, opposition à Nicolas Sarkozy, rapport aux média, ... tels sont les sujets abordés par Delphine Batho et Benoît Hamon lors de ce débat organisé dans l'émission "Les matins" de France culture le 19 juillet dernier.

Bonne écoute, nous attendons vos réactions.

Failles confirmées dans des machines de vote électronique

Elles ont fait l'actualité pendant la campagne présidentielle, elles ont mis une sacrée pagaille pendant les opérations de vote, on en parlait dans un billet du 2 avril . Les machines de vote électroniques existantes ne sont pas fiables.

Extrait d'un Bulletin Electronique sur l'actualité américaine (à lire sur leur site)

A la demande de Debra Bowen, Secrétaire d'Etat de Californie, un rapport sur la sécurité des systèmes de vote électronique aux Etats-Unis a été rendu public le 30 juillet dernier. Il en ressort que trois machines très largement utilisées présentent des failles de sécurité, de fiabilité ou d'intégrité. Les tests ont été menés par l'équipe Red Team, composée d'experts de l'université de Californie.

Les machines incriminées (Diebold's GEMS 1.18.24/AccuVote, Hart Intercivic System 6.2.1 et Sequoia's WinEDS version 3.1.012/Edge/Insight/400-C) utilisent toutes des mécanismes d'écrans tactiles ou à touches pour l'enregistrement du vote. La Sénateur Diane Feinstein rebondit sur cette étude pour appuyer les récentes tentatives du groupe démocrate qui visent à rendre obligatoire l'ajout d'imprimantes sur ces machines et à promouvoir les systèmes équipés de scanners pour lire les bulletins.

et çà continue....

A ce rythme là c'est toute la politique sociale des gouvernements Raffarin et Villepin qui va passer à la trappe. On ne s'en plaindra pas. Juste un regret, si les syndicats avaient su (ou pu) jouer correctement leur rôle, nous aurions gagné quelques années.

Il s'agit maintenant du chèque emploi associatif mis en service le 1er janvier 2004. Il a vocation, a priori, a simplifier les démarches de gestion du personnel pour les associations. Celles-ci peuvent y avoir recours pour rémunérer leurs salariés jusqu'à trois équivalents temps plein temporaires ou permanents. Essentiellement considérés comme un moyen de paiement, les employeurs associatifs oublient qu'il s'agit également de contrats de travail obéissant aux mêmes règles que n'importe quelle relation contractuelle entre un salarié et son employeur.

Déjà source de nombreux contentieux (le recours à ce type de simplification induisant de la précarité), le dispositif chèque emploi associatif ne va pas s'arranger avec la jurisprudence de la Cour de Justice Européenne en date du 16 mars 2006. Celle ci déduit d'une directive européenne un principe selon lequel elle s'oppose au paiement mensuel des congés acquis (excepté lors d'un solde de tout compte, en fin de contrat). En bref, l'employeur doit toujours favoriser la prise de congés payés en jours de congé (et pas en indemnisation). C'est un coup dur pour le Chèque Emploi Associatif qui prévoyait automatiquement une indemnité de 10% de congés payés. De ce fait, les salariés ne prenaient plus leurs jours de repos et l'indemnité de congés payés se trouvait noyée dans la négociation salariale. Le Conseil National des Employeurs Associatifs recommande vivement à ses adhérents de ne plus avoir recours au Chèque Emploi Associatif et de se rapprocher des tiers de confiance de l'URSSAF compétents pour les aider dans leur gestion sociale.

Encore bravo aux deux derniers gouvernements ultra libéraux.

Le tribunal administratif de Poitier donne raison à Ségolène ROYAL

A sa création par ordonnance du 5 août 2005, le Contrat Nouvelle Embauche n'avait suscité guère de réaction. Il subit aujourd'hui, toute une série de déboires. Après les décisions défavorables de deux cours d'appel requalifiant des fins de CNE en licenciements pour cause réelle et sérieuse (Paris que nous avons relaté ici et Bordeaux), c'est au tour du tribunal administratif de Poitiers de prendre position. En février 2006, la Région Poitou Charente avait décidé d'exclure des primes pour l'emploi les entreprises qui avaient recours au CNE au motif qu'il favorisait la précarité. En juin 2006, une délibération de la Région rendait inéligibles à toutes aides économiques publiques régionales les entreprises du bâtiment qui souhaitaient recruter un jeune en CNE (pour mémoire...le CPE n'a pas totalement disparu...un jeune recruté dans une entreprise de moins de 20 salariés en CNE est un CPE...CQFD!). La préfecture de la Vienne a considéré cette politique illégale et a, sur cette base, saisi le tribunal administratif en août 2006 en demandant l'annulation des deux mesures. Le tribunal administratif a donné raison à la Région Poitou Charente sur tous les points en concluant que la Région était compétente en matière de politique de l'emploi, que celle ci ne créait pas de discrimination entre les entreprises, l'objectif étant simplement de soutenir les recrutements en CDI. Ségolène ROYAL, la présidente de la Région Poitou Charente, dans un communiqué de presse "a noté avec satisfaction que la défense de la qualité de l'emploi est validée par les juges". Le préfet, qui n'a pas souhaité faire de commentaire, a deux mois pour faire appel.