L'extrême droite en Europe
Par Hervé, vendredi 7 septembre 2007 à 19:33 :: Non à l'extrême droite :: #198 :: rss
On en parle peu, voire plus, mais l'Europe est malheureusement toujours gangrénée par le fascisme et l'extrême droite, sous des formes variées.
Cet été, un léger buzz a eu lieu autour des neo-nazis russes et leur violence extrême. On parle sporadiquement de l'imprégnation des groupuscules d'extrême droite chez les supporters de foot, que ce soit à Paris, aux Pays Bas, ou ... à Nice (et oui !). De temps à autre, on entend parler d'une "percée" d'une formation d'extrême droite en Belgique ou aux Pays Bas.
Pourtant l'extrême droite européenne est bien plus implantée que cela, et elle progresse ! Il y a quelques années, l'Europe entière s'était émue de la participation des neo-nazis au gouvernement autrichien, à la limite de se demander si l'Autriche pouvait rester dans l'Union. Beaucoup de bruit médiatique, de controverses, ... puis les médias sont passés à autre chose et Heider est resté au pouvoir et a même été réélu sans que cela ne révolte qui que ce soit.
Aujourd'hui, l'Autriche n'est plus un cas isolé. Les neo-fascistes étaient au côté de Berlusconi en Italie, en Belgique et aux Pays Bas plusieurs pouvoir locaux sont menacés à chaque élection. Mais c'est dans les pays de l'Est que la situation est particulièrement préoccupante pour la démocratie et les droits de l'Homme, le pays le plus emblématique étant la Pologne.
En Pologne, déjà, ce sont deux frères jumeaux qui assument la présidence et la direction du gouvernement, les frères Kaczynski, que Le Monde daté du 7 septembre qualifie pudiquement de "très conservateurs". Ils sont, en fait, issus d'un parti ultra-catholique et nationaliste, et coutumiers de provocations antisémites, fascistes et anti-démocratiques.
Dernier épisode en date : ils ont mis leur véto à la création de la "journée européenne contre la peine de mort", proposant qu'il s'agisse plutôt d'une "journée de défense de la vie, qui condamnerait à la fois la peine de mort, l'avortement et l'euthanasie".
Le Monde rappelle qu'en août 2006, ils avaient déjà tenté de faire modifier la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit aux 47 Etats membres du Conseil de l'Europe de pratiquer la peine de mort.
La banalisation des idées d'extrême droite qui a permi à Sarkozy de tenir le discours inique qui était le sien pendant la campagne est-elle si forte que personne ne se révolte ? Combien de temps l'Europe supportera cette situation sans broncher ? Faudra-t-il attendre que les bruits de botte soient trop fort pour qu'on réagisse ?
Information niçoise
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