Après des vacances estivales bien méritées, c'est la rentrée des classes pour l'ensemble des membres du Conseil Municipal. Presse, public, la foule est présente, attirée par l'actualité chargée de ces dernières semaines.
Comme à notre habitude désormais, nous vous faisons un compte rendu des débats en léger différé.
Bilan de l'été : zéro pointé pour la salubrité
Nice, sa plage, son soleil ... ça vous fait rêver ? Comme nous l'a fait remarquer un camarade de la section, la triste réalité mise sous le nez des habitants et touristes est bien moins sexy. En cause, les toilettes publics installés sur la plage. Des cabines en plastique (qu'on pourrait avantageusement voir sur un chantier) plantées au soleil : odeur et insalubrité. Voilà la carte de visite donnée par la droite à la 5e ville de France, qui se veut une des destinations phares du tourisme de luxe.
Ce problème n'est pourtant pas nouveau. Dès le mois de juin, le Maire a été interpellé par Yann Librati. Ce dernier mettait au défi Peyrat d'en faire lui même l'expérience. Défi non relevé, bien sûr...
La propreté de notre ville n'est décidément pas un sujet prioritaire de la majorité municipale.
L'Ariane, quartier oublié...
Les travaux du tramway sont en passe de se terminer, après, rappelons le, 4 ans de travaux arrosés de scandales politico-financiers. Circuler plus rapidement dans le centre de NIce, c'est bien. Rattacher les quartiers périphériques au centre dès le départ du chantier aurait été mieux ! Ceci dit, dans un lapsus (?) révélateur de Barthe, on comprend mieux pourquoi la droite ne l'a pas fait : d'après lui l'Ariane n'est qu'un "quartier certes rattaché à la ville de Nice..." En fait, pour eux, ça n'est pas vraiment Nice, c'est "rattaché", comme une verrue !
Vivre ensemble à Nice, ce n'est pas en conservant la droite au pouvoir, qui le tient depuis 60 ans qu'on y arrivera. Il est grand temps de changer d'ère.
Le Paillon, couvert ou pas ?
Aujourd'hui, de vieux dossiers émergent. Notamment des avatars de la gestion erratique des finances publiques par la droite : 18 ans que dure la liquidation judiciaire de la SIVN qui coûta 100 000Frcs (15 000€) par jour aux Niçois en son temps, soulevé par Paul Cuturello, tout frais représentant des socialistes de Nice Plurielle.
Un autre dossier moins ancien mais quand même : la couverture du Paillon. Long débat sur l'opportunité de couvrir un segment de plus du Paillon. Paul Cuturello, toujours offensif sur les cas douteux, a bien mis en valeur le flou total de cette opération : le risque d'inondation que cela génère, c'est manifestement pas pris en compte par la mairie, mais surtout le financement de l'opération est complètement opaque et incertain. Est-ce la mairie qui paie, ou bien quelqu'un d'autre ? Quel en sera le coût pour les Niçois ? Tout cela laisse malheureusement craindre une nouvelle affaire, de celles qui entachent durablement l'image de notre ville.
Le vélo, encore et toujours un clivage gauche/droite.
Yann Librati a encore une fois défendu la place du vélo à Nice. La toute nouvelle place Masséna a beau être magnifique, elle ne laisse aucune place aux vélos, interdits de circulation. C'est d'ailleurs le cas de la totalité du chantier du tramway qui n'a été l'occasion d'aucune création de piste cyclable !
Déjà, lors de précédents conseils, Yann soulignait cette question fondamentale pour la qualité de vie des Niçois. Et aujourd'hui comme à chaque fois, Peyrat s'empêtre dans des explications confuses mais qui ne changent rien au fond : il n'en a rien à faire !
Avec la droite, le vélo restera cantonné à la prom', et encore ... pour les aventuriers qui arriveraient à y accéder sans accident !
Grand Oral pour l'Université de Nice-sophia Antipolis
Invité de marque aujourd'hui : le président de l'UNSA, Monsieur Marhouani, a pris possession de la place du Maire afin de vanter les mérites de l'université niçoise. Et ils sont nombreux : diversité des formations, labo de recherches de renommée internationale, premier centre de formation de la région PACA... Sans oublier les rôles économiques et sociaux de l'implantation d'une faculté dans un quartier : création de services, rénovation urbaine, dynamisme social, associatif et culturel.
Mais, pourquoi tant de louanges? Parce que, en devenant autonomes, les universités sont obligées de se tourner vers les collectivités territoriales afin de trouver des financements. Impérieuse nécessité si l'université veut se développer.
Voilà donc notre enseignement supérieur -dont le savoir et les compétences ne sont plus à démontrer- obligé de se vendre afin d'assurer à la société, une formation professionnalisante...