Lou Festin dou Pouort : Le Port de Nice invite les ports français

La 4ème édition de le grande fête sur le port de Nice se déroule samedi 8 septembre 2007 de 18h00 à 00h30, avec le soutien de la Région. Pour l’occasion le port est entièrement rendu aux piétons pour permettre à tous de déambuler et flâner librement.

Cette année, la manifestation propose une rencontre culturelle et traditionnelle des ports français. Ainsi, le port de Nice sera divisé en 5 grandes zones correspondant aux 4 façades maritimes de notre hexagone et à leurs ports invités (10 ports de commerce et de pêche: Marseille, Sète, Bordeaux, Bayonne, Brest, Nantes, Dunkerque, le Havre, Bastia, Ajaccio) plus la zone réservée à Nice et à la Corse.

Des animations pour tous les âges, un feu d’artifice et un bal populaire sont notamment organisés à cette occasion. Venez nombreux !

Le PS et le marché

Un article "piqué" sur Rue89, site d'information toujours aussi intéressant à suivre, confrontant deux visions des relations du PS au marché : Michel Rocard et Benoît Hamon.

La social-démocratie toujours en débat au PS

Quelle attitude adopter face à l'économie de marché? A l'université d'été du parti, la question divise toujours les ténors.

Benoît Hamon et Michel Rocard à l'université d'été du PS (Audrey Cerdan/Rue89).

(De La Rochelle) Il est certainement trop tôt, mais aucun début de consensus ne s'est encore dégagé entre la gauche du parti et son courant social-démocrate, dimanche, jour de clôture de l'université d'été du PS.

L'opposition avait déjà ressurgi au cours de la dernière campagne présidentielle, Dominique Strauss-Kahn polarisant sur sa personne les critiques des défenseurs d'une économie davantage contrôlée. Prônant une "économie sociale de marché", DSK se voyait reprocher une trop grande adhésion aux mécanismes de la libre concurrence.

Si les attaques se sont révélées feutrées à La Rochelle, chacun des deux camps a affirmé que le PS ne pouvait envisager l'avenir sans tendre dans leur direction respective. En l'absence de Strauss-Kahn (pour cause de course à la direction du Fonds monétaire international), Michel Rocard a repris le rôle de porte-drapeau de la social-démocratie, appelée "rocardisme" lorsqu'il était Premier ministre de 1988 à 1991.

Aujourd'hui, il dit voir de nouveau "une vaste progression militante" vers la social-démocratie. Progression qui, espère Rocard, permettra de conjurer "l'incapacité interne" du parti à prendre le pouvoir:



Ex-rocardien -"par obligation quand on commence à militer au PS à la fin des années 80"-, Benoît Hamon est désormais présenté comme le chantre de la gauche du parti. S'il "ne doute pas qu'on est en économie de marché" et "ne propose pas d'en sortir", il refuse que des socialistes aillent jusqu'à rejoindre la droite, dans la théorie ou dans la pratique.

Il s'étonne des arguments des sociaux-démocrates français: "Il faudrait s'aligner sur une doctrine qui ne dirige que trois pays [Grande-Bretagne, Espagne et Portugal, ndlr] sur vingt-sept dans l'Union européenne? Et de quelle façon en plus..." Le député européen n'en démord pas, l'unique moyen de reprendre les rênes du pays, face à une droite décomplexée, est d'ancrer le PS à gauche:



Acceptée par tous les socialistes, l'économie de marché fait pourtant toujours débat. Le Premier secrétaire François Hollande a une nouvelle fois tenté de mettre fin à la polémique en conclusion de l'université d'été: "Ce n'est pas le marché qui pose problème aujourd'hui, c'est la mondialisation." Avant de rappeler l'objectif à venir du PS, dessiné durant ces trois jours de "diagnostic pour la rénovation":

"Les socialistes vivent depuis trop longtemps sous une double pression: celle de l'extrême gauche, qui lui fait le procès de la trahison, et celle des bien-pensants, qui voudraient que le parti socialiste abjure ses idées redistributives. On ne mobilise pas sur une contradiction. Il faut donc réaffirmer franchement notre identité. Et sans rien perdre de nos valeurs."

Pour y parvenir avant que le parti ne soit définitivement gangrené par cette "contradiction", trois forums de débats d'idées seront organisés d'ici mi-2008. En préambule du congrès de l'été 2008. François Hollande y passera la main. Les tenants des deux courants ont un an pour tenter d'imposer un leader.


Photos: Benoît Hamon, Michel Rocard et François Hollande à l'université d'été du PS (Audrey Cerdan/Rue89)


François Hollande, Premier secrétaire du PS sur le départ (Audrey Cerdan/Rue89).