Elections municipales et cantonales de mars 2008 : on est reparti pour 6 ans de la pire droite au pouvoir à Nice. Rejoignez nous pour organiser une résistance efficace, recréer les réseaux de solidarité qui se délitent dans le centre ville et être vigilant face aux tentations affairistes qui ne manqueront pas de ré-entâcher notre ville.        

Fausse modernité et vraie paresse idéologique

Par Delphine MAYRARGUE membre du CN du PS

La question communément posée ces temps-ci à la gauche, y compris en son sein, est comment ne plus être de gauche ou moins à gauche ? Naguère il y avait l’autocritique, aujourd’hui, nous avons affaire à l’autodénigrement. C’est pratique pour la droite, la confrontation intellectuelle et les batailles idéologiques ne sont plus à mener.

Nous sommes ainsi propulsés dans l’ère de la paresse politique. Dans ces conditions, pas de surprise, les scénarii se dessinent clairement : une gauche atone, auto-bâillonnée parce qu’ayant abdiqué, un glissement à droite de l’ensemble de la vie démocratique, le débat ne portant plus que sur des ajustements comptables et moraux à la marge, voir une radicalisation de la droite populiste et néolibérale, laissant libre l’espace d’une droite modérée, orléaniste, qui semble si bien convenir à une frange de la gauche.

Les cartes culturelles et idéologiques ont été rebattues, être moderne c’est être de droite, réformer c’est libéraliser, s’adapter c’est courber l’échine devant la logique purement financière. Prenons deux exemples dans lesquels le vocabulaire et les mots choisis parlent d’eux-mêmes. (...)

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Pas de coup de pouce au SMIC ... mais 140% pour Sarkozy !

Qu'on nous explique qu'avec 6 000 euros, Sarkozy se trouve diminué face à celui de FIllon, l'emploi fictif le mieux payé de France, c'est déjà discutable. Certes Sarkozy ne gagne "que" 101 000 euros annuel contre 240 000 pour le premier ministre, mais mettre le salaire en avant comme mesure de l'importance d'un poste c'est très Sarkozien mais peu glorieux. Qu'en est-il donc de l'engagement au service de son pays ? Du prestige de servir la République ?

C'est oublier aussi que le Président de la République a tout de même peu de dépenses personnelles vu qu'il est logé, nourri, blanchi, ce que nombre de Français font avec moins d'un sixième du salaire présidentiel. Il paraît que le général De Gaulle payait de sa (large) poche les goûters de ses petits enfants quand ils venaient le visiter à l'Elysée. Sarkozy, lui, avait procuré une carte banquaire débitant le compte de l'Elysée à Cécilia. Pratiques différentes, grandeur des personnages différentes.

Mais c'est aussi le cynisme avec lequel cette annonce est faite qui est choquant. Alors que l'année a commencé sans coup de pouce au SMIC, avec un blocage du salaires des fonctionnaires, la création des franchises médicales qui empêcheront les moins fortunés de se soigner, et ce débat sur les retraites où il est demandé à "tous" de "faire un effort" ("tous" s'entendant bien sûr hors patrons) pour "sauver" le système par répartition ("sauver" voulant dire organiser sa mise à bas progressive), le Président de la République qui n'est pas le plus à plaindre en France s'octroie une augmentation de 140% !

C'est là que l'on juge de la sincérité des discours larmoyants d'un président voulant lutter contre l'immoralité des parachutes dorés et des retraites chapeaux.

La France des riches se goinfrant sur le dos de la France des pauvres, voilà ce à quoi on assiste, et ils n'en ont même pas honte au point de se cacher.

Une alternative à la lettre de Guy Moquet

Si le changement climatique était causé par l'homosexualité des millions de manifestants seraient dans la rue !

C'est la conclusion étonnante du psychologue américain Daniel Gilbert professeur à l'université américaine d'Harvard.

A part Clauge Allègre, ancien ministre socialiste de Lionel Jospin, médaille d'or du CNRS, pour qui Al Gore se fout de la gueule du monde, le réchauffement climatique n'est plus constesté.

Tout le monde est d'accord, le dérèglement annoncé est dramatique. Pas de conflit possible, pas de clivage droite-gauche, et surtout : pas d'ennemi. Qui prendrait parti pour le réchauffement ? Un psychologue de Harvard, Daniel Gilbert, s'est demandé pourquoi la catastrophe la plus probable est celle qui inquiète le moins. Selon lui, notre cerveau primitif ralentirait notre capacité de réaction. La pensée humaine, explique Gilbert, se focalise essentiellement sur ce qui est intentionnel. Voilà pourquoi l'homme a davantage peur de la maladie du charbon (création humaine qui fait à peu près zéro mort par an) que de la grippe (évidemment plus meurtrière). De plus, le réchauffement n'agresse pas notre sensibilité morale. «Toutes les sociétés humaines ont des règles morales en matière de nourriture et de sexualité, écrit Daniel Gilbert (2), mais aucune n'en a en matière de chimie atmosphérique. Résultat : nous nous insurgeons face à toute infraction au protocole sauf lorsqu'il s'agit de celui de Kyoto. Nul doute que si le changement climatique était causé par l'homosexualité ou les amateurs de ragoût de chaton des millions de manifestants seraient dans la rue. » Autrement dit, si Ben Laden était responsable du réchauffement, l'ennemi numéro un de la planète serait le réchauffement. Résumé .

Voici l'article iconoclaste de Daniel Gilbert, If Only Gay Sex Caused Global Warming, sur le réchauffement climatique, que je vous invite à lire.

Le meilleur article jamais écrit qui explique pourquoi la menace la plus terrifiante pesant sur l'avenir de l'humanité mobilise encore si peu.

La souffrance au travail

Renault Guyancourt, PSA Mulhouse, IBM La Gaude

Un article sur la souffrance mentale chez IBM paru dans le Monde daté jeudi 25 octobre 2007 m'interpelle, cliquer ici .

Depuis quelques mois, la souffrance des salariés du privé fait l’objet de nombreux articles de journaux. Suicides a répétitions chez les employés Renault Guyancourt, une série de cinq suicides sur le site de Mulhouse du Groupe PSA, suicides, dépressions, dépressions graves, burn out (épuisement professionnel) chez IBM.

Le système de notation en pratique chez IBM est régulièrement dénoncé depuis fin 2001. La note attribuée à l’issue de l’entretien annuel d’évaluation varie de 1 à 4 (la plus faible). En 2001, la direction avait fixé un quota de mauvaises notes à attribuer afin de réduire les effectifs. Les femmes, et notamment celles qui reviennent d'un congé maternité sont sur-représentées. Outre la suppression de leurs primes annuelles, les salariés ayant reçu la note 4 subissent une période de " mise en garde " comprise entre 3 et 6 mois, préalable à un licenciement pour insuffisance professionnelle.

Fait rarissime, le suicide d’un employé d’IBM a été reconnu comme une maladie professionnelle par la Sécurité sociale.

IBM vient d’être mis en demeure par l’inspection du travail d’évaluer la souffrance mentale de ses salariés.

Qui parlerait de la pénibilité du travail aujourd’hui si le régime spécial des cheminots n’était pas remis en cause ? Les têtes de gondole socialistes sont incollables sur la pénibilité du travail des cheminots, et des fonctionnaires en général, mais qu’en est-il des salariés du privé ? Quels sont les politiques qui dénoncent les faits gravissimes qui se déroulent dans certains grandes multinationales avec des conséquences dramatiques ?

Combien de suicides faudra-t-il encore pour que les socialistes et les grandes centrales syndicales abandonnent leur logique corporatiste et dénoncent ces dérives ?