Elections municipales et cantonales de mars 2008 : on est reparti pour 6 ans de la pire droite au pouvoir à Nice. Rejoignez nous pour organiser une résistance efficace, recréer les réseaux de solidarité qui se délitent dans le centre ville et être vigilant face aux tentations affairistes qui ne manqueront pas de ré-entâcher notre ville.        

Hortefeux: les sans-papiers ne sont ni "honnêtes" ni "propres" ?

Article de Julie Martin pris sur l'excellent Rue89.com

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale s'oriente-t-il vers une immigration vraiment très choisie? Invité dimanche de l'émission Capital sur M6, Brice Hortefeux a en tout cas montré tout son radicalisme concernant les étrangers en situation irrégulière en France.

Alors que le présentateur Guy Lagache lui demande s'il y aura "toujours des sans-papiers sur le territoire français", il rétorque: "Ben si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres (...), la vérité c'est que c'est un combat permanent." (Voir la fin de la vidéo.)



Une petite phrase qui a provoqué lundi l'indignation de Réseau éducation sans frontières à l'antenne de France Inter. Brigitte Weizer, de RESF, compare la sortie du ministre à la déclaration de Jacques Chirac sur "bruit et l'odeur " en 1991.

Pour l'instant passée pratiquement inaperçue, la maladresse (?) de Brice Hortefeux ne devrait toutefois pas contribuer à lui faciliter la tâche, lui qui est mardi et mercredi en déplacement au Mali et au Bénin pour conclure un nouvel accord de gestion concertée des flux migratoires.

Benoit Hamon sur France 24

Réunion sur les transports

Hier, nous étions en "conférence programmatique" pour peaufiner la position de la liste de gauche sur les déplacements. Je dis bien "de gauche" puisque des camarades communistes étaient là, portant bien souvent une voix complémentaire et pertinente.

Ce fût, dans une ambiance conviviale mais studieuse, un débat très intéressant, parfois technique, toujours inventif et soucieux de la qualité de vie des Niçois et de l'impact majeur sur l'environnement des déplacements urbains.

Pour le coup, on pourrait penser que sur les transports le clivage gauche-droite n'a pas de sens, que c'est un débat essentiellement technique et que la situation d'engorgement catastrophique de Nice devrait imposer un consensus chez tous les acteurs politiques.

Et bien non. Nous avons, à Gauche, cette approche de la politique municipale qui fait toute la différence : être utile aux Niçois et Niçoises, rendre plus belle notre ville mais surtout plus agréable à vivre à ses habitants. Et, à la différence des droites locales, engoncés dans de vieux schémas idéologiques, nous sommes porteurs de cette rupture culturelle si indispensable à l'avenir de notre ville : mettre en place une véritable alternative au tout voiture qui soit accessible à tous, quel que soit leur quartier, leur âge, leur activité ou leur mobilité.

Par exemple, la question de l'accessibilité des déplacements aux personnes à mobilité réduite (en gros et pour ne pas employer ces termes "politiquement corrects" : les personnes en fauteuil, les personnes âgées, les parents avec poussettes, et tout ceux qui par malheur ont subi un accident qui les handicapent temporairement ou pas). Le tramway a été inauguré et pourtant il n'est pas accessible à tous. Les trottoirs ont été fait de partout mais rien sur Jean Médecin n'est aux normes. Et le pire, c'est que les droites locales y ont pensé ... mais après. Culturellement, ça n'est pas "normal" pour eux. C'est comme si on faisait le tramway sans porte et qu'à la fin on se dise "oups, on a oublié les portes". Ben pour les personnes à mobilité réduite, le tramway n'a pas de porte aujourd'hui. Du coup, des ajustements doivent être faits et, faute d'avoir été conçu dès le départ, ce sera un rafistolage.

Autre exemple, beaucoup plus structurant d'un point de vue global. L'alternative à la voiture. Qu'il s'agisse d'Estrosi au département, ou Peyrat à Nice, aucun d'entre eux n'a été capable d'intégrer dans leur réflexion politique ou dans leur action l'importance d'une alternative à la voiture. D'une alternative crédible et au service des Niçois bien sûr, pas contre eux.

Peyrat a conçu le tracé 1 du tramway sans prévoir la place des vélos dans la ville. Du coup, aucune piste cyclable autour du tracé du tram, et, pire, il est impossible pour une voiture de doubler en toute sécurité un vélo sur Jean Médecin. Du coup les cyclistes prennent de gros risques dans les rues de Nice. De même, aucune interconnexion correcte avec les autres modes de transports n'est prévu : le tram est à 300m de la gare SNCF, à 450m de la gare du sud, etc. Bien sûr, la SNCF, sous contrôle du gouvernement n'y est pas pour rien puisqu'elle refuse des aménagements nécessaires à la ville. L'ambition d'Estrosi y est-elle pour quelque chose ? Ca ne serait pas la première fois qu'Estrosi sacrifie le développement de Nice pour les Niçois sur l'autel de son intérêt cariériste et politicien personnel.

Ne parlons pas d'Estrosi président du conseil général, qui combat tant que possible l'utilisation du Chemin de Fer de Provence (le train des Pignes) comme moyen de connecter Nice, la Lingostière et Carros car il est pieds et poings liés avec le lobby de la route et préfère la 202bis au risque de pousser encore plus de Niçois vers la voiture faute d'une offre de transport en commun efficace.

Nous, la gauche, mettrons en oeuvre une politique visant, non pas à pénaliser les automobilistes, mais à rendre les transports publics plus efficaces et donc plus intéressants pour les Niçois. Cela veut dire des choix de trajets efficaces, des combinaisons de transports mixtes (tramway/train/bus/vélo par exemple) cohérents, et des solutions pour que les Niçois laissent leur voiture confortablement (parkings résidents notamment). Notre objectif est qu'un très grand nombre de Niçois prennent les transports en commun parce qu'ils représentent un progrès, pas par dépit. Ceux là verront leur qualité de vie s'améliorer, les réseaux routiers seront désengorgés et donc, ceux qui ne pourront pas abandonner la voiture du fait d'un trajet trop exotique, cela verront aussi leur déplacements devenir moins pénibles, moins coûteux et moins polluants.

Pour info, cette animation très intéressante faite par l'ADEME, sur les pollutions dues aux différents modes de transport.

De quelle Nice vous rêvez ?

Samedi 24 novembre, de 17 à 19h, a eu lieu sur ce blog un événement inédit.

Pour célébrer l’inauguration du tramway, véritable délivrance pour notre ville après de longs et douloureux travaux, la section Nice Masséna s’est associée avec le Mouvement des Jeunes Socialistes pour organiser un grand forum avec Patrick Allemand, tête de liste à Nice « Changer d’ère », les conseillers municipaux Paul Cuturello et Yann Librati, et Frédéric Bachelier, animateur fédéral du MJS 06.


Beaucoup de sujets ont été abordés. Transport évidemment, mais aussi logement, culture, sécurité, qualité de vie, etc.

Vous pouvez continuer à réagir aux réponses qui ont été faites et, par ailleurs, remplir le questionnaire des quartiers de « Nice Changer d’ère ».

Le livre noir du libéralisme de Pierre LARROUTUROU

Pierre LARROUTUROU est porte parole de l'Union pour l'Europe Sociale, délégué national Europe du Parti Socialiste. Pour vous donner l'envie de lire le livre que je prête à qui me le rendra...la préface de Michel ROCARD...comme "un cri d'angoisse"

Paris, le 24 septembre 2007

" Ce que vous tenez entre les mains, cher lecteur, est davantage un pamphlet qu'un livre. Pierre LARROUTUROU y exprime le savoir considérable qu'il a accumulé sur l'état de l'économie contemporaine, et c'est déjà très important. Il y crie aussi son angoisse. Et si j'ai pris la plume pour écrire ces quelques lignes, c'est que je partage cette angoisse. Ce que l'on sait de l'économie mondiale a de quoi faire peur, simplement parce que les grandes tendances que l'on voit à l'oeuvre aussi bien dans la finance mondiale que sur chaque grand Etat continent, Etats Unis, Chine, Europe, conduisent toutes à des aggravations de déséquilibres dont nul ne peut imaginer la résorption paisible. Le cri de colère que représente de la part de Pierre LARROUTUROU cet ouvrage est aussi une dénonciation du silence des experts. Les économistes savent tout ce qui est dit là. Pour Smith, Ricardo et surtout Keynes, le chômage ou le travail précaire étaient des objets de préoccupation et d'étude pour la science économique. Ce n'est plus le cas. La science économique a dérivé et s'est recroquevillée pour n'être plus qu'une science de la circulation de l'argent. L'être humain, qui en était le coeur pour les fondateurs en a été chassé. Il n'est plus qu'un solde. Pour les théoriciens du marché de la période contemporaine, le chômeur est le résultat d'un dysfonctionnement du marché. En tant que tel, il relève de la charité et de la police mais plus de la science économique. Le résultat de cette attitude c'est que le fléau majeur des sociétés développées du début du XXIème siècle, la précarité du travail, ne fait l'objet ni d'évaluations quantifiées ni de commentaires. Or c'est de là, parce que toutes les classes moyennes sont concernées, que viendra la colère sociale qui pourrait devenir dévastatrice si la crise s'aggravait. Car il y a plus. La menace la plus grave que comporte le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui tient aux déséquilibres financiers. Or aucun banquier (les seuls vrais spécialistes pourtant) n'en parle. Tout banquier en exercice, et surtout bien sûr les banquiers centraux, est tenu par ses pairs de ne rien évoquer qui inquiète....la croissance économique est commentée, bien sûr, y compris dans la diversité de ses rythmes, mais jamais nulle part n'est commenté le fait que cette croissance n'est fondée que sur l'endettement! Tout cela donne à ce volume de Pierre LARROUTUROU une allure de coup de tonnerre dans un ciel bleu, une allure de cri d'alarme, et mon ami Pierre a la forme emportée! Je pense portant qu'il n'y a pas grand chose de plus essentiel aujourd'hui que de faire réfléchir gouvernements, banques centrales et experts au traitement approprié de cette situation. Le lecteur sait peut-être qu'un des économistes français les plus respectés, le professeur Patrick ARTUS, vient de publier un autre petit livre intitulé "les incendiaires". Les incendiaires en question sont pour lui les banquiers centraux. Il doit vraiment se passer quelque chose dans le système. Et si l'on ne fait rien, Pierre LARROUTUROU aura eu raison de consacrer une partie de la fin de son livre aux budgets militaires, et notamment à celui de la Chine. La science économique traite de la vie du genre humain. Il est moins que jamais admissible de laisser le monopole de ses réflexions et de ses débats aux seuls spécialistes, alors qu'on les découvre en train de jouer aux apprentis sorciers"