Inauguration de la permanence de Nice Changer d'Ere

Le pouvoir d'achat, ce que propose le Parti Socialiste

Nicolas SARKOZY, qui s’est autoproclamé président du pouvoir d’achat, connaît ses premières difficultés politiques précisément sur ce sujet.

C’est qu’on ne peut pas être à la fois néo-libéral et vouloir augmenter le pouvoir d’achat. Le néo-libéralisme, en déréglementant le marché du travail, en favorisant la mondialisation qui crée la concurrence entre les travailleurs des pays riches et les pays émergents, et en développant le capitalisme financier qui impose des critères de rentabilité financière irréalistes aux entreprises, pèse sur les salaires.

Ainsi, le salariat se smicardise : la proportion de salariés payés au SMIC est passée de 11,1% en 1987 à 16,8% en 2005.

Environ 2,5 millions de salariés sont des « travailleurs pauvres », c'est-à-dire des personnes qui sont au moins la moitié de l'année sur le marché du travail (en emploi ou au chômage), sans dépasser le seuil de pauvreté.

Le Parti Socialiste doit bien entendu s’opposer fermement à toutes les mesures gouvernementales accentuant les injustices sociales, comme la loi TEPA du 21 août 2007, mais doit aussi être une force de proposition responsable.

Ainsi les sénateurs socialistes ont déposé en décembre 2007 une proposition de loi ici en faveur du pouvoir d’achat. Je vous la présente très partiellement. Certaines propositions reprennent le projet socialiste ou certaines des propositions de Ségolène Royal faites lors de la dernière campagne présidentielle.

  • Baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités (5%)
  • Taux super-réduit pour les fruits et légumes (2,1%)
  • Majoration de 50% de la Prime Pour l’Emploi qui concerne 9 millions de salariés
  • Conditionner les aides publiques aux entreprises à des négociations salariales
  • Modulation des cotisations sociales pour lutter contre les emplois précaires
  • Abrogation des franchises médicales
  • Maintenir l’exonération de la redevance audiovisuelle pour les personnes âgées ayant un faible revenu
  • Rétablir la TIPP flotante
  • Généralisation du chèque-transport
  • Gèle des loyers des logements locatifs privés et sociaux pendant un an afin de négocier la création d'un bouclier logement pour limiter la part des loyers dans les revenus.
  • Revalorisation les aides aux logements
  • Suppression du mois de carence pour l’apl
  • Mécanisme de garantie universel et mutualiste contre les risques locatifs
  • Réduction à un mois de loyer le montant maximum de garantie
  • Elargissement du PTZ
  • Lutter contre le surendettement en encadrant mieux le recours aux crédits à la consommation

Ces propositions seraient financées par l’abrogation de la loi sur le paquet fiscal qui attribue 15 milliards d’exonérations fiscales au haut de la pyramide sociale sans même pour autant relancer croissance et par une majoration de l’impôt sur les sociétés pétrolières en cas de progression forte du bénéfice d’une année sur l’autre.

Les mesures contenues dans cette proposition de loi sont d'ordre législatif et relèvent de la responsabilité de parlementaires. D'autres mesures comme la revalorisation des petites pensions, l'augmentation du SMIC ou la convocation d'une conférence salariale avec les partenaires sociaux relèvent de l'ordre règlementaire.

Evaluation des ministres, un copinage sarkozien ?

Sarkozy, dans son exercice quotidien de démagogie, avait décrété que les ministres devait être "évalués", à la manière d'une entreprise, par un cabinet de conseil.

Comme si la chose publique se gérait comme une entreprise, comme si la sanction démocratique du vote populaire n'était la seule évaluation qui vaille en République. On se disait donc qu'il ne s'agissait là que la dose usuelle de fumée à laquelle Sarkozy nous a habitué à chaque fois qu'il est en difficulté politique. S'agissait-il de faire oublier la venue de Kadhafi, les félicitations à Poutine, le pouvoir d'achat en berne ? On ne sait plus tellement il y en a...
Mais en fait, c'est encore plus pourri que cela. France Inter s'est penché sur le cas du cabinet d'audit retenu par Sarkozy, Mars & Co.

Déjà, on comprend vite pourquoi celui-ci et pas un autre : le fondateur Dominique Mars est natif de Neuilly-sur-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy a été maire. C'est donc tout bêtement du copinage. Comme quoi, les caisses sont vides quand il s'agit du pouvoir d'achat des Français, mais pas quand il s'agit de claquer 15 milliards d'€ pour faire plaisir aux copains, ou pour filer un marché juteux à une relation de longue date.
On voit par ailleurs que ce copinage n'est pas un coup d'essai : Mars and Co conseille le groupe Suez, en cours de fusion avec Gaz de France. Fusion, rappelons le, que Sarkozy alors ministre des Finances avait promis qu'elle ne se ferait pas, pour se dédire quelques mois suivant. Très chiraquien comme atitude...
Enfin, on reconnaît la pate de Sarkozy dans le choix de ses potes : il avait déjà nommé Laporte secrétaire d'Etat alors qu'il était sous le coup d'une enquête fiscale (bloquée par Bercy le temps que ça se tasse), il a un ministre mis en examen (Santini), l'UMP soutient un candidat condamné pour homophobie (Vaneste, cf plus la news précédente), etc. On apprend maintenant que Mars & Co est en infraction avec la loi : aucune inscription, pourtant obligatoire, de ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce.

Pour un Sarkozy qui s'auto-proclame "le président de la transparence" à chaque fois qu'il cache quelque chose, c'est assez fort de café. Ce n'est pas un président de la République, c'est joueur de boneto !

Et dire qu'ici, Estrosi, son clone local, tente de nous faire passer la même pilule. Après plus de 60 ans de gestion de droite, se faire passer pour le renouvellement et la rupture, c'est comique. Dire qu'il s'intéresse à Nice depuis toujours alors qu'il n'a jamais fait qu'exploiter l'électorat de droite local pour sa promotion personnelle dans les instances parisiennes de son parti, c'est déjà moins amusant. Faire croire aux gens qu'il va gérer Nice pour, c'est un mensonge révoltant. Changeons d'ère !

L'UMP apporte son soutien "plein et entier" à l'homophobie !

L'UMP apporte son soutien "plein et entier" à Christian Vanneste, condamné en 2006 pour des propos homophobes. "Sans hésiter une seule seconde, sans qu'il ait été nécessaire de délibérer", la commission d'investiture a "accordé son soutien plein et entier à Christian Vanneste", a affirmé le secrétaire général adjoint de l'UMP Dominique Paillé, lors d'une conférence de presse du candidat.

Pour Dominique Paillé, cet appui est d'abord lié aux "qualités d'homme" de Christian Vanneste, "ses qualités de conviction personnelle, d'énergie, de volonté, de détermination, de clairvoyance".

Effectivement, ses convictions personnelles et sa clairvoyance lui ont values d'être condamné en appel en janvier 2006 à 3.000 euros d'amende pour avoir notamment affirmé que l'homosexualité était "inférieure à l'hétérosexualité".
C'est peut être ça que l'UMP appelle des "qualités d'homme" ...

La fin du tabac