Elections municipales et cantonales de mars 2008 : on est reparti pour 6 ans de la pire droite au pouvoir à Nice. Rejoignez nous pour organiser une résistance efficace, recréer les réseaux de solidarité qui se délitent dans le centre ville et être vigilant face aux tentations affairistes qui ne manqueront pas de ré-entâcher notre ville.        

Sommes nous vraiment si différents ?

Cette vidéo, classée meilleure vidéo politique par les internautes de Youtube, est en anglais mais véhicule un message clair, limpide et pourtant si mal compris. Quelque soit notre origine, notre culture, nous sommes au fond bien identiques. L'amour est le même bonheur en Iran et en Europe, la souffrance est la même pour la mère d'une des victimes du 11 septembre et celle d'un Irakien mort dans un bombardement.

Alors cessons d'écouter ceux qui veulent dresser les peuples les uns contre les autres au motif qu'une religion, une origine ou une culture nous différencie. Nous sommes une majorité à vouloir la paix, partout dans le monde, il nous suffit de le dire haut et fort. Comme aimait à le dire Lucie Aubrac, quand on est témoin d'une injustice, il faut se lever et taper du poing sur la table en criant au monde que "ça n'est pas juste".

Municipales : les électeurs veulent une gauche de gauche

Tribune de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli parue dans Le Monde

Tirer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.

La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.

La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".

A CONTRESENS DE L’HISTOIRE

Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.

Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.

La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.

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Etre caissière à temps partiel dans un hypermarché

Dans la continuation de l'excellent billet précédent de Nathalie, je vous invite tous à lire l'article tout aussi édifiant intitulé Au grand bazar du temps partiel paru dans le Monde daté 25 mars 2008. Il est un peu long, mais il décrit parfaitement l'univers des caissières de la grande distribution. Cela fait froid dans le dos.

L'enquête montre également les risques encourus par les salariés du privé lorsqu'ils font grève:

Odile Jaloux a repris le chemin des caisses depuis plusieurs semaines, mais le coeur n'y est pas. Ce matin-là, elle a tenu pendant six heures l'une des caisses du rez-de-chaussée. "Elles sont en bas, juste à côté des surgelés. Il fait tellement froid qu'il faut mettre un pull. Personne n'a envie d'y aller, alors ils les réservent aux filles qui ont fait grève", note Djamila Fadhla, une caissière qui est également trésorière (CFDT) du comité d'entreprise.

Quelques extraits:

"Même pour les toilettes, c'est toute une histoire. Quelquefois, on nous demande d'attendre parce qu'il y a des clients"

Au nom des "besoins du magasin", la direction lui impose chaque semaine une "nocturne" - les caissières quittent le magasin après 20 h 30 -, une "fermeture" - elles restent jusqu'à 22 heures - et une "coupure" - elles ont un trou au beau milieu de leur journée de travail.

"Ça fait dix-huit minutes pour manger, calcule Odile Jaloux. Je vais dépointer et je prends un sandwich en me baladant dans le centre commercial. Mais je garde l'oeil sur ma montre : si je repointe en retard, la machine indique les minutes de dépassement et j'ai une réflexion. J'essaye de partir en pause à l'heure du repas, mais quelquefois, ils me demandent de la prendre à 10 h 30 parce qu'il y a peu de monde. Et là, je n'ai vraiment pas faim."

la France comprend beaucoup plus d'employées non qualifiées du tertiaire qui ont accepté à contre-coeur un contrat de trente heures que de femmes cadres de la fonction publique qui ont envie de s'absenter le mercredi.

"Je reste assise six heures, parfois huit heures, mais je ne parle à personne. Les pauses, on ne me les donne pas au même moment que les autres caissières et avec les clients, je répète toute la journée la même chose : "Bonjour, ça fait tant, vous avez la carte fidélité ?, vous pouvez faire votre code, merci, au revoir.""

Avec Nathalie je dis aussi : "Syndiquez-vous !"

"travailler plus pour mourir plus"

Source http://paulmoreira.blog.20minutes.fr

"« Travailler plus pour mourir plus », c’est le titre que je voulais donner au documentaire qui sera diffusé par Infra-Rouge sur France 2, jeudi 13 mars à 23h10. Et puis j’ai eu des doutes sur l’humour noir, pas sûr que tout le monde rigole à gorge déployée… Le titre est donc : « Travailler à en mourir »…

Au départ, il y a la vague au printemps 2007 des suicides professionnels, à Renault, Peugeot, IBM et EDF. Des entreprises qui se sont fermées comme des huitres pour qu’on ne cherche pas à comprendre ce qui s’était passé. Avec Virginie Roels, c’est cette zone grise que nous avons voulu explorer. La Terra Incognita du monde des entreprises. L’entreprise est l’univers le plus opaque de la société. Il est plus facile d’aller à Sadr city, le bastion chiite de Bagdad, que dans les couloirs d’IBM à la Défense (ceci n’est pas une blague). Dans la tête des dirigeants de certaines boites, l’économie est une guerre. Nous voulions comprendre la mécanique qui détruit les hommes dans le monde de l’entreprise. Cette question, nous voulions que ce soit d’abord les salariés qui y répondent. Ceux qui avaient plongé dans la dépression, frôlé le geste ultime du suicide, ceux que le stress avait usés jusqu’à la maladie. Nous nous sommes intéressés à trois secteurs industriels particulièrement pathogènes : la banque, les plateformes téléphoniques et la sidérurgie. Et l’enquête ne portait pas sur le harcèlement au travail. Certaines méthodes de travail ont un pouvoir bien plus destructeur que celui de petits chefs aux manières autoritaires. Ce sont plus souvent des technologies, des modes d’organisation, qui rendent malades. Dans le monde de la banque, les concentrations de ces dernières années ont bouleversé les méthodes de management et soumis leurs employés à une pression inconnue jusqu’alors. Il y a ceux qui s’adaptent. Il y a les champions fous, comme Jérôme Kerviel. Et il y a les salariés qui refusent et qui deviennent des « perdants ». Nous avons rencontré deux d’entre eux : Jean Marc et Roger. Ils travaillaient au CIC-Crédit Mutuel. Quand j’ai appelé le service de presse pour avoir le point de vue de la direction, on m’a dit : « Donnez nous les noms, on a les dossiers… ». Et puis après vérification des dossiers, la banque a choisi de se taire. Comme toutes les entreprises abordées dans ce doc (sauf SFR qui a accepté de me faire une déclaration téléphonique). Nous nous sommes intéressés aussi aux invisibles de la sous-traitance dans l’industrie sidérurgique. Contrats à durée déterminée. Intérim. A la marge des grandes entreprises, les travailleurs précaires sont les premières victimes de la réorganisation du travail. Ils sont ceux sur lesquels tombent toute la pression de l’urgence. Des dégâts d’autant plus terribles qu’ils sont difficilement repérables.Voire invisibles. Rudy et Jean Luc était précaires dans la métallurgie. L’un est mort d’arrêt cardiaque après 21 heures de travail, l’autre est dans le coma. 21 heures de travail de suite... c’est suffisamment illégal pour que la justice ai déclenché une procédure pour homicide involontaire. Vous en avez entendu parler ?... Imaginez si l’ouvrier sidérurgiste avait été tué par une bande de racailles dans une cité HLM. Combien de temps cela aurait-il occupé la Une des journaux ?... Il y a des zones de non-droit plus médiatiques que d’autres.

Comment repérer les processus de destruction ? J’ai pu constater de visu que très souvent les directions des ressources humaines servent à les dissimuler. Après tout, ils sont payés par la direction pour que les choses se passent sans vagues. Dans l’apparence de la correction. Cela aussi participe de l’invisibilité.

Combien sommes nous à aller au travail la boule au ventre ? Difficile à dire, il n’existe pas d’enquête épidémiologique globale. En 2007, après la vague de suicides sur les lieux de travail, le ministre de la Santé a demandé à deux experts –Nasse et Légeron- de plancher sur la question, de trouver des solutions. Ils rendent leur rapport ces jours ci. Ils le soulignent : les seuls contre-pouvoirs sont les inspecteurs du travail et les médecins du travail. Or, ceux ci voient leur prérogatives de plus en plus limitées, comme le souligne un collectif de médecins du travail de Bourg en Bresse, le plus actif sur la question. Face à une épidémie de troubles psycho-sociaux massifs, on réduit les moyens pour le combattre. Comme si on mettait les pompiers au chômage technique l’été dans l’arrière pays varois."'' '' Paul MOREIRA

Pour les droits humains, votre signature a un sens

En ces temps de répression militaire des aspirations libertaires au Tibet, mais aussi des nombreuses guerres que l'agitation médiatique laisse trop souvent dans l'oublis une fois un massacre illustré par quelques images vendeuses, l'engagement pour les droits humains est plus que jamais une nécessité.

En soutien à Amnesty, ce clip illustre avec force et poésie la force de l'action citoyenne. Il a gagné le Grand Prix de la Campagne Citoyenne 2008.