Je reviens sur notre réunion de section mardi soir.

Le thème : la mutualité. Hervé cadre bien la problématique:
La mutualité est en dehors du secteur marchand, elle est une union de sociétaires s'assurant mutuellement pour couvrir des risques non pris en charge par la sécurité sociale. Le gouvernement tente de faire passer certains remboursements dentaires et optiques sur le dos des mutuelles arguant du déficit des comptes sociaux.

Comme le rappelait Hervé,la stratégie de la Droite n'est pas de dénigrer le système social mais de le casser, en provoquant et maintenant des déficits excessifs pour dénigrer a posteriori son coût, soit disant excessif. Le déficit de la Sécu cette année est de 9,5 milliards d'euros.

Puisqu'il faut inlassablement répéter les faits:

  • de 1981 à 1995, la part des salaires dans le PIB est passée de 74% à 62% (inchangée depuis), les 12% perdus par les salariés s'est intégralement reportés sur la rémunération du capital.
  • Le PIB 2007 est de 1800 milliards d'euros, 12% de ce PIB égalent 200 milliards d'euros perdus par le salariat.

En automne dernier, le groupe UMP, en séance de nuit à l'Assemblée Nationale, a voté un amendement remarquable. Les revenus du capital ne sont plus réintégrables à l'impôt sur le revenu (impôt progressif en fonction des revenus) mais subissent simplement un prélèvement libératoire de 28% alors que les salaires sont taxés à hauteur de 44% pour les cotisations sociales.

Je rappelle ici que Nicolas Sarkozy, inlassablement, proclame qu'il réhabilite le travail !!! Alors pourquoi taxer le travail à 44% et le capital à 28% ?

VOILA LE MENSONGE PERMANENT !

Ce différentiel de 16% sur les 200 milliards représente 32 milliards de cotisations évaporées à opposer aux 9,5 milliards de déficit de la Sécu.
Pas de complexe ni de frilosité, faites cette démonstration autour de vous, les chifrres sont implacables.