REVUE DE PRESSE
Par Bob, mardi 20 mai 2008 à 09:19 :: Revue de Presse :: #361 :: rss
NICE MATIN DU 6 MAI - CREDIT MUNICIPAL : LA BANQUE DE RETOUR ?
Pour le moment, il ne s'agit que d'une hypothèse de travail. Mais l'opposition a fermement avancé une proposition de microprêts, lors de l'information relative à l'examen du budget primitif de la Caisse du Crédit municipal. Le champ d'intervention de l'établissement se limite actuellement aux prêts sur gages.
« Face à la paupérisation grandissante, il serait souhaitable de faciliter la réinsertion des exclus du système bancaire, d'offrir une deuxième chance à travers un microcrédit social », a souligné Yann Librati (PS).
Le conseiller municipal a immédiatement couvert le risque en rappelant : « Un système de garantie bancaire peut être mis en place avec le CCAS, le conseil général, la Caisse des dépôts et consignations ».
Christian Tordo, adjoint au maire n'a pas repoussé la proposition, mais a toutefois souligné les difficultés techniques : « Il faudrait que le Crédit municipal obtienne à nouveau un agrément bancaire. On se souvient que cette activité avait généré des pertes pour la collectivité. Pour la mener à bien il faut disposer à la fois des ressources et de l'expertise afin que cela ne finisse pas en eau de boudin ». Philippe Pradal, conseiller municipal, et nouveau dirigeant de l'établissement a également rappelé que « 23 agents se consacraient aux prêts sur gages » et que l'objectif était d'en faire « l'outil le plus efficace possible ».
NICE MATIN DU 6 MAI - OPPOSITION : QUATRE PETITES VICTOIRES
« Voilà comment j'entends échafauder une opposition constructive ! » La phrase ne venait pas de Christian Estrosi lors du dernier conseil municipal mais a bien été glissée par le chef de file de la gauche, Patrick Allemand. En récapitulant huit heures de débat, les comptes étaient vite faits : l'opposition affichait un score de trois points.
La flèche la plus désagréable pour la majorité a été décochée par Yann Librati (PS). Au milieu de l'après-midi, après le départ successif d'élus, le conseiller municipal avait demandé la parole : « Pouvons-nous encore délibérer ? Si nous nous en allons, vous n'avez plus le quorum. C'est fatiguant pour tout le monde le conseil municipal. On va rester, ne vous inquiétez pas ! » Une fois n'est pas coutume, la précédente majorité lui a emboîté le pas : « Grâce aux deux oppositions ! » a souligné Brigitte Tanauji-Dahan. « Nous vous sommes très reconnaissants ! », a conclu le maire en souriant. L'intervention de Mari-Luz Hernandez-Nicaise (Les Verts ), en matinée fut moins anecdotique. La présidente d'opposition de la commission d'appel d'offres avait émis quelques remarques à propos du dossier du 4e Ironman France Nice Triathlon : « Je signale quelques incohérences, les prestations protocolaires ne sont pas chiffrées ».
Un souci de transparence
Christian Estrosi a bien rappelé qu'il s'agissait d'une manifestation où l'organisateur devenait la ville qui achetait « une prestation de 300 000 euros à quelqu'un (une société) qui détient un label ». Les prestations protocolaires étaient en l'occurrence assurées par la ville. « Si vous estimez que ce dossier mérite d'être retiré, je le ferai », a clairement avancé Christian Estrosi ajoutant plus tard, « Je comprends votre souci de transparence et je le partage ». La délibération a été finalement maintenue, adoptée avec une information complémentaire. Les Verts ont été écoutés et entendus une seconde fois. Rémy Gaechter avait saisi l'occasion d'une délibération sur l'attribution de véhicules de fonction pour demander la mise en place de « stages d'éco-conduite ». Ce dernier y voyait trois avantages : « Des économies sur le carburant pouvant atteindre 250 000 euros, une baisse des émissions polluante et du nombre des accidents de 10 à 15 % ». « J'y suis favorable ! » a ensuite répondu Christian Estrosi ajoutant « Je souhaite également que nous disposions d'un parc de véhicules aux normes environnementales ».
Enfin un dossier de promotion du Parc Phoenix assurée par les commerçants de Nice Lingostière a été purement et simplement retiré après l'intervention d'Emanuelle Gaziello (PC) qui y voyait « un amalgame préjudiciable » et un message brouillé en matière de « développement durable ». Et elle a été appuyée par Auguste Vérola qui souhaitait associer tous les commerçants niçois à une telle opération.
Pour l'opposition, ces quelques signes d'une écoute attentive sur des dossiers mineurs ont été bien accueillis, comme une orientation du dialogue.
NICE MATIN DU 6 MAI - PROPOSITIONS : DEUX DEFAITES
L'objectif était-il de tester les limites ou d'inspirer le futur règlement des débats ? Toujours est-il que la liste « Changer d'Ere » a lancé à la fin du conseil municipal sa motion-torpille sur le mouvement des lycéens et les suppressions de postes d'enseignants dans l'académie. Le trublion du jour, Yann Librati (PS) s'est chargé du tir. « Ce n'est pas de la compétence du conseil municipal et je ne souhaite pas ouvrir le débat sur une motion politique », a immédiatement rétorqué Christian Estrosi en parant l'assaut. L'échange a été ensuite assez vif entre les deux hommes. Yann Librati, a reproché au maire d'ouvrir le débat, sans laisser l'opposition développer ses arguments. Christian Estrosi a affirmé de son côté sa volonté de garder « la maîtrise de l'ordre du jour conformément à la loi » ajoutant encore une fois « Je n'entends pas faire du conseil municipal un lieu de débat portant sur la politique nationale ! »
Auparavant également c'est Emmanuelle Gaziello (PC) qui avait fait passer un ange sur la salle silencieuse. Le dossier était modeste en apparence : l'attribution d'un nom de rue à une allée du jardin Albert 1er, un dossier rapporté par Auguste Vérola. Mais le contexte et le choix du nom Yitzhak Rabin, ont provoqué une réaction. Emmanuelle Gaziellio a demandé un partage du nom avec l'adjonction de celui de Yasser Arafat. Christian Estrosi a tranché d'une voix posée : « Ce n'est pas la meilleure proposition à formuler au sein d'un conseil municipal comme le nôtre ! »
NICE MATIN DU 29 AVRIL - LA PHRASE DU JOUR
« Vous voulez vous montrer mauvais garnement jusqu'au bout, Yann Librati...»
Christian Estrosi, lors du conseil municipal, après que l'élu PS eut fait une remarque sur le « paquet fiscal » de Nicolas Sarkozy.
NICE MATIN DU 29 AVRIL - LA NOUVELLE POLICE MUNICIPALE GARDE LE BLEU ET SE MET AU VERT
La « nouvelle gouvernance » longuement évoquée hier matin par Christian Estrosi a produit un effet immédiat : les prémices de la réorganisation de la police municipale. « La sécurité c'est une priorité », a scandé le maire en abordant cette restructuration qui passe en premier lieu par le renforcement de l'encadrement, avec la création de deux postes de directeur et de directeur adjoint de la sécurité et de la protection. Tel était l'objet de la délibération, présentée par Christian Estrosi et adoptée hier matin. Et ces postes sont déjà pourvus avec l'arrivée imminente de « deux policiers de haut niveau. On a pris les meilleurs pour s'occuper de la sécurité des Niçois », a insisté le maire. Leurs noms ont été confirmés, iI s'agit de Sylviane Casanova et de Serge Lemaire. Le nouveau directeur, outre ses missions classiques devra mettre en place et exploiter « un observatoire de la tranquillité et de la sécurité ». Et quid de l'ancien chef de corps Daniel Véran ? Une mission d'audit de la sécurité des équipements sportifs lui a été confiée. Benoît Kandel, adjoint à la sécurité, a également évoqué cette nouvelle architecture et évidemment la création de brigades vertes à côté des policiers en bleu. Cette force verte sera « capable de constater toutes les atteintes à l'environnement et sera pluridisciplinaire, composée de policiers mais aussi d'inspecteurs de la voirie, d'agent du nettoiement ».
Brigade verte : 35 agents
Il y aura donc deux brigades, chacune étant commandée par un cadre de la police municipale. Les verts seront composés de 35 agents « qui interviendront soit de façon autonome, soit en liaison avec la brigade bleue », a ensuite expliqué Benoît Kandel. Pendant les heures sensibles de la nuit, la police municipale classique sera renforcée : « Il y aura plus de monde dans la rue, jusqu'à deux heures du matin », a confirmé l'adjoint à la sécurité. Ce point est donc toujours à l'étude. Le dialogue est en cours avec les syndicats, mais l'objectif général est d'avoir des effectifs dans la rue, sans négliger l'accueil du public. « La proximité est un point important, nous recherchons la concertation et l'efficacité avant tout », a souligné Benoît Kandel. Mais il s'agit aussi d'avancer vite. Dans le courant de mai, la nouvelle police verte devra commencer à fonctionner.
Cette réorganisation a évidemment suscité un débat, parfois vif avec l'opposition de gauche. Yann Librati (PS) l’a pointé en particulier « La brigade de nuit symbolique de la police municipale, entre 6 et 9 agents dans la rue entre 21 et 23 heures », puis il a souligné le problème de l'indemnité de résidence : « Les policiers nationaux ne voulaient pas venir à Nice ». Enfin ce dernier a rappelé « La fermeture de cinq commissariats ».
Christian Estrosi a souligné la « mauvaise connaissance » de ses contradicteurs, insistant sur le rattrapage intégral des effectifs de policiers nationaux. Il a ensuite rappelé les constructions de commissariat, gendarmeries réalisées par le conseil général. Le maire a aussi longuement évoqué la loi de prévention de la délinquance : « Nous devons devenir un maillon dans la chaîne pénale de notre ville, nous devons nous conformer à la loi, l'équipe précédente ne l'a pas fait et l'opposition n'a pas soulevé ce type de problème ». Du passé on ne peut pas toujours faire table rase.
NICE MATIN DU 28 AVRIL - LE CONSEIL EN BREF : HONORER AIME CESAIRE
Donner le nom d'Aimé Césaire à la future école prévue dans le quartier Saint-Charles ou à une rue, c'est la proposition de Yann Librati (PS).
Le maire est également prêt à donner le nom d'une rue au grand poète de la négritude : « Je le connaissais, il m'avait personnellement dédié un poème ».
Yann Librati rappelle qu'il faut respecter un délai de cinq ans après le décès avant de pouvoir attribuer le nom d'une personnalité à une rue, et qu'il faudra donc changer ce règlement.
Réponse de Christian Estrosi : « Dans ma politique, l'humain l'emporte toujours sur les considérations techniques. On modifiera donc le règlement ».
NICE MATIN DU 27 AVRIL - BRUIT : LA VILLE EST-ELLE HORS LA LOI ?
La loi impose aux agglomérations un plan d'action contre les nuisances sonores. Une pétition circule pour que Nice ne fasse pas la sourde oreille
Ils sont restés silencieux. Mathieu, Andrée, Jocelyne et les autres. Ces milliers de Niçois victimes du bruit, ont mené chacun leur combat, de leur côté. Certains ont réuni leurs économies. Vite. Pour s'équiper en double vitrage, rempart contre les décibels que crachent voie rapide pour les uns, voie ferrée ou lignes de bus en site propre pour les autres.
Pourtant, la loi prévoit le cas de ces hommes et femmes, exposés aux nuisances sonores. Et fait même obligation aux agglomérations de les protéger. Comment ? Tout d'abord en dressant un état des lieux puis en mettant en place un dispositif pour prévenir et réduire le bruit dans l'environnement.
Inaction dénoncée par l'opposition
« La date limite était fixée à juin 2007, commente Yann Librati, conseiller municipal d'opposition (PS), ça fait un an que je demande à la mairie de me communiquer la cartographie du bruit. Sans succès ». Et l'élu de rappeler : « c'est en juillet 2008 dernier délai que les agglomérations de plus de 250 000 habitants doivent avoir mis en place un plan de prévention du bruit ».
Alors, pour que la nouvelle municipalité place la lutte contre le bruit en tête de ses priorités, l'élu a lancé cette semaine une pétition. En commençant par le boulevard Raimbaldi. Dans cette artère, classée axe rouge, se déversent les bus et les voitures dont le bruit s'ajoute à la stridence des changements d'aiguillage de la voie ferrée voisine. En deux heures 400 signatures ont été recueillies. « La pétition va circuler dans toute la ville, on devrait arriver à près de 10 000 signatures ». Elle sera ensuite remise au préfet des Alpes-Maritimes et au maire de Nice. Le combat ne fait que commencer. Et il va faire du bruit !
NICE MATIN DU 27 AVRIL - MURS ANTIBRUIT, ENROBES PHONIQUES ET AIDES
Comment lutter efficacement contre le bruit dans l'environnement ? Le long de la voie rapide, les riverains réclament un enrobé qui absorbe le bruit, des murs de protection.
« A Fabron ils ont bien installé des écrans transparents, note Yannick Brugère-Godin, présidente du comité de quartier Raimbaldi. Pourquoi la SNCF n'en installe-t-elle pas un sur le pont pour éviter que le bruit des changements d'aiguillage ne se propage jusque dans les appartements. »
Yann Librati évoque aussi la nécessité de généraliser l'enrobé phonique sur la voie Mathis : « il permet de diviser par trois les nuisances et le chantier peut être réalisé très rapidement. Quand aux écrans antibruit, on pourrait envisager de les équiper de panneaux solaires, la revente d'électricité à EDF financerait ainsi l'équipement ».
Mais les « victimes » du bruit ne se limitent pas aux abords de la voie ferrée et Mathis (voie rapide), elles sont aussi le long des lignes de bus en site propre, ou d'axes à très fort trafic automobile. « La cartographie doit permettre de définir ces zones prioritaires, poursuit l'élu, où les riverains pourront bénéficier d'aides publiques d'autant plus importantes que la gêne est forte ».
Alors peut-être Mathieu et Muriel, riverains de l'avenue Grinda obtiendront-ils satisfaction. Alors que tout le trafic de la voie Mathis (31 500 véhicules par jour) se déverse sous leurs fenêtres, la précédente municipalité leur a répondu qu'ils n'étaient pas dans le périmètre donnant droit à des aides pour du double vitrage. « On nous a dit que l'avenue Grinda était une voie urbaine et pas rapide. Je ne comprends pas la nuance, d'autant qu'on supporte aussi les nuisances de l'aéroport et du train ». Ici, la nuance ne résisterait pas à l'épreuve du sonomètre.
NICE MATIN DU 20 AVRIL - 1H20 GRATUITE DANS 9 PARKINGS A PARTIR DU 1ER JUILLET
La gratuité dans neuf parkings de la Ville (1) pendant 1 h 20, sera effective à partir du 1er juillet. « C'est un signal fort que nous envoyons au commerce », a commenté Jean Icart, subdélégué aux déplacements et à la circulation lors de la présentation de la délibération au conseil municipal. Les Niçois aussi apprécieront, même si cette mesure a un coût, souligné par la conseillère municipale d'opposition Emmanuelle Gaziello (PCF). « Il faudra verser 1,3 million d'euros au délégataire pour compenser ces 80 minutes de franchise. Cette gratuité ne risque-t-elle pas d'aspirer davantage de voitures en centre-ville, et s'inscrit-elle dans une politique cohérente ? »
A quand un stationnement résidant ?
Et Yann Librati (PS) d'insister sur la nécessité de mettre en place un stationnement résidant. « Aujourd'hui les Niçois ont intérêt à prendre leur voiture parce qu'aucun aménagement tarifaire cohérent ne leur est proposé. Alors que la collectivité a fait un effort conséquent en matière de transport en commun, on n'incite pas les Niçois à laisser leur voiture pour aller travailler ». Une problématique importante qui n'a pas échappé à Eric Ciotti. Le premier adjoint a ainsi répondu à l'opposition que la réflexion sur une tarification résident était en cours. « Elle induit une politique globale de stationnement, et un plan de circulation différent. Cette réflexion ne peut aboutir ce soir mais une délibération sera proposée dans les meilleurs délais ».
(1) Les parkings concernés par la franchise de 1 h 20 : - Promenade des Arts (360 places), sous le théâtre de Nice - Marshall (580 places), place Marshall - Valombrose (378 places) - Corvésy (360 places), Vieux-Nice - Palais Masséna (360 places), à côté du musée - Palais de la Méditerranée (500 places) - Palmeira (360 places) - Palais des Dômes (300 places), carrefour Magnan et Californie - Bosquets (470 places) avenue Carras
NICE MATIN DU 19 AVRIL - ECHO DU CONSEIL MUNICIPAL
« Chaque euro dépensé...»
Nommé président de la commission municipale des finances dans le cadre de la politique d'ouverture du maire, Yann Librati (PS) affiche sa vigilance : « Chaque euro dépensé devra être utile. »
« Et pour ne rien cacher aux Niçois, il faudra créer un site Internet sur le budget, et organiser des réunions avec le public. »
NICE MATIN DU 19 AVRIL - ROUGE NICOIS
« Le bâtiment sera préservé à l'extérieur. On ravivera simplement le rouge niçois des façades de cette belle villa construite au début du siècle », expliquent les deux architectes, Jean-Philippe Cabane et André Biancheri.
« En revanche, à l'intérieur, tout sera réaménagé. On démolira également deux petits volumes situés à l'arrière pour faire un jardin et créer quelques places de stationnement pour les futurs occupants. Et, bien sûr, l'espace vert complanté de beaux arbres donnant sur la rue de l'Hôtel-des-Postes, sera conservé ».
Conseiller municipal (PS) et administrateur du lycée Masséna, Yann Librati n'est pas le dernier à se réjouir de la conservation de la bâtisse : « Nous avions insisté auprès du Conseil régional pour que l'architecture garde son caractère typique. »
NICE MATIN DU 16 AVRIL - LA PHRASE DU JOUR
« Ne prenez pas pour prétexte les finances de la Ville, pour revoir à la baisse ce que vous aviez promis pendant la campagne. »
Yann Librati, élu PS, s'adressant au maire, lundi lors du conseil
NICE MATIN DU 10 AVRIL - LES 80 PREMIERES MINUTES GRATUITES DANS DIX PARKINGS
Voilà sans nul doute l'une des mesures les plus populaires parmi toutes celles qui seront présentées au conseil municipal de ce lundi 14 avril. La mesure la plus attendue par des automobilistes excédés par le prix du stationnement. Les élus sont appelés à voter en faveur d'une franchise de 1h20 dans les dix parcs-autos que gèrent la Semiacs et sa filiale Sofipark sur la commune. Autrement dit, il ne vous en coûtera rien pendant les 80 premières minutes. Etant entendu, bien sûr, que l'usager paiera la totalité du coût s'il dépasse cette durée.
80 minutes, c'est un record national. Même la principauté de Monaco souvent montrée en exemple, est battue ! Dans le parking de la place du Casino de Monte-Carlo, la première heure est gratuite, certes, mais il suffit de dépasser d'une petite seconde pour être taxé de 3 euros (soit deux heures). 80 minutes, c'est 20 minutes de plus que ce que promettait le candidat Christian Estrosi. Nous voilà donc au-delà de la promesse électorale. Est-ce pour se démarquer encore davantage de son prédécesseur qui offrait « seulement » 45 minutes ? Ou bien cette mesure se veut-elle spectaculaire pour mieux répondre au double objectif affiché : « dynamiser l'activité commerciale du centre-ville en facilitant le stationnement de courte durée », et « réduire le stationnement illicite sur la voirie ». La gratuité, remède miracle contre les doubles-files ? C'est à voir. En tout cas, les automobilistes ne devraient pas faire la fine bouche. D'autant que l'avantage des 45 minutes qui leur était octroyé jusqu'ici dans les mêmes parkings de la Semiacs, n'avait plus que quelques semaines à vivre. Cette faveur allait prendre fin en même temps que prenait fin le chantier du tram à l'origine de son entrée en vigueur. Les travaux de finition s'achevant, les 45 minutes allaient donc subir le même sort. Cette gratuité de 80 minutes concerne les dix parkings de la Semiacs et de Sofipark, soit un total de 5068 places. La délibération sera vraisemblablement adoptée.
L'opposition elle-même pourrait s'y rallier. Même si, pour la gauche, la priorité demeure la mise en place d'un stationnement pour les résidents, « seul dispositif à même de répondre aux attentes des Niçois », estime Yann Librati, conseiller municipal socialiste.
Reste que les élus vont voter, ce lundi, pour le seul « principe » de la gratuité. Il restera ensuite à mettre ce principe en musique et à trouver un accord avec le délégataire. Parce qu'il faudra bien compenser d'une manière ou d'une autre le manque à gagner du gestionnaire. Ce que l'automobiliste ne paiera pas, c'est le contribuable qui risque de devoir le payer. Le coût de la mesure n'a pas encore été calculé, mais, selon certains experts, il pourrait s'établir entre 800 000 euros et 1,2 million d'euros. Ces considérations ne devraient pas manquer d'alimenter le débat de ce lundi autour d'une mesure qui, en tout état de cause, n'entrera pas en vigueur tout de suite.
Information niçoise
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