Elections municipales et cantonales de mars 2008 : on est reparti pour 6 ans de la pire droite au pouvoir à Nice. Rejoignez nous pour organiser une résistance efficace, recréer les réseaux de solidarité qui se délitent dans le centre ville et être vigilant face aux tentations affairistes qui ne manqueront pas de ré-entâcher notre ville.        

Raphaël KONOPNICKI

Raphaël KONOPNICKI

Alias Edouard Voisin durant la seconde guerre mondiale,

présentera le livre de sa vie de combats

13 Mai 2008 à 17 heures: au Forum FNAC de Nice

14 Mai 2008 à 16 heures 30: au Musée de la Résistance, 2 av Maurice Slama, La plaine 2, 06 200 Nice

15 Mai 2008 à 19 heures: Conférence à Maayane Or 17,Av Shakespeare à Nice

Raphaël Konopnicki, enfant juif immigré à Strasbourg, anima les grèves de 1936 et devint responsable syndical à Metz ; puis, soldat, il refusa la défaite et entra dans la Résistance française à l'occupant allemand ; c'est lui, notamment, qui créa à Nice l'imprimerie Valrose qui éditait les journaux et les tracts de tous les mouvements de la Résistance, entre autre ceux de la M.O.I., (mouvement de Résistance de la Main d'Oeuvre Immigrée qui devait déclencher insurrection libératrice de notre ville). Sur le point d'être rattrapé par le Gestapo, il fut nommé commandant FTP à Cannes et dirigea les combats de la libération de la Côte d'Azur. Entré au Parti communiste pour combattre l'occupant nazi, il est Secrétaire de la Fédération des Alpes Maritimes, quand il subit un procès initié par Maurice Thorez qui, retour de Moscou où il a passé la guerre, chasse des postes de direction les communistes résistants (avec d'autant plus de coeur que ces derniers sont Juifs). Ainsi, Edouard Voisin affronta successivement la xénophobie, l'antisémitisme, le nazisme et le stalinisme français.

C'est une grande figure de notre histoire de France, Raphaël Konopnicki, qui nous fera l'honneur de nous présenter le livre : CAMARADE VOISIN, dans lequel il retrace une vie de combats. Et que toutes celles et tous ceux qui pensent encore que les Juifs se sont conduits comme des moutons quand ils étaient conduits aux abattoirs en prennent de la graine. Nous saluerons, en Raphaël, cet homme véritable qui, du haut de ses 92 ans, nous livre ses mémoires, l'un des plus jeunes d'entre nous.

J'ai pensé que le 8 mai était une excellente date pour faire ce billet.

Droits de l'homme, financement des retraites, PS, etc.

Mutualité et soit-disant déficit des comptes sociaux

Je reviens sur notre réunion de section mardi soir.

Le thème : la mutualité. Hervé cadre bien la problématique:
La mutualité est en dehors du secteur marchand, elle est une union de sociétaires s'assurant mutuellement pour couvrir des risques non pris en charge par la sécurité sociale. Le gouvernement tente de faire passer certains remboursements dentaires et optiques sur le dos des mutuelles arguant du déficit des comptes sociaux.

Comme le rappelait Hervé,la stratégie de la Droite n'est pas de dénigrer le système social mais de le casser, en provoquant et maintenant des déficits excessifs pour dénigrer a posteriori son coût, soit disant excessif. Le déficit de la Sécu cette année est de 9,5 milliards d'euros.

Puisqu'il faut inlassablement répéter les faits:

  • de 1981 à 1995, la part des salaires dans le PIB est passée de 74% à 62% (inchangée depuis), les 12% perdus par les salariés s'est intégralement reportés sur la rémunération du capital.
  • Le PIB 2007 est de 1800 milliards d'euros, 12% de ce PIB égalent 200 milliards d'euros perdus par le salariat.

En automne dernier, le groupe UMP, en séance de nuit à l'Assemblée Nationale, a voté un amendement remarquable. Les revenus du capital ne sont plus réintégrables à l'impôt sur le revenu (impôt progressif en fonction des revenus) mais subissent simplement un prélèvement libératoire de 28% alors que les salaires sont taxés à hauteur de 44% pour les cotisations sociales.

Je rappelle ici que Nicolas Sarkozy, inlassablement, proclame qu'il réhabilite le travail !!! Alors pourquoi taxer le travail à 44% et le capital à 28% ?

VOILA LE MENSONGE PERMANENT !

Ce différentiel de 16% sur les 200 milliards représente 32 milliards de cotisations évaporées à opposer aux 9,5 milliards de déficit de la Sécu.
Pas de complexe ni de frilosité, faites cette démonstration autour de vous, les chifrres sont implacables.

Nouvelles punitions, nouvelles surveillances

Serge Portelli est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Récidivistes. Chroniques de l’humanité ordinaire“, Grasset, 2008, “Ruptures“, publié en 2007 sur www.betapolitique.fr , “Traité de démagogie appliquée. Sarkozy, la récidive et nous“, Michalon, 2006. Il était l’invité de la Forge pour débattre du sujet “nouvelles surveillances, nouvelles punitions” à l’initiative du groupe de travail “Cultures et libertés, pour une société du libre arbitre”.

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L'envolée du prix des denrées alimentaires, un phénomène mondial

Par Prometheus, lundi 25 février 2008 (www.fondation-prometheus.org)



"L'envolée des prix des denrées alimentaires est un phénomène mondial, dû au pouvoir d'achat croissant dans les pays émergents comme la Chine, mais aussi au développement des biocarburants ou encore à la spéculation sur les matières premières.

Commencé il y a deux ans, c'est "un phénomène qui s'est accéléré en 2007", remarque Chris Lupoli, stratège inflation chez UBS.

L'indice de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mesurant l'évolution des prix alimentaires dans le monde a bondi de près de 40% l'an dernier.

Champion de la hausse, le blé a flambé de 287% sur les marchés mondiaux de matières premières depuis le 1er janvier 2006. Le maïs et le soja ont pris respectivement 149% et 129%, tandis que les prix du riz ont grimpé de 60%, ceux du café de 139% et ceux du jus de fruit de 23%, souligne Thierry Lefrançois, analyste matières premières chez Natixis. Première explication: les changements de mode de vie dans les pays émergents comme la Chine, qui adoptent une alimentation plus carnée, ce qui nécessite plus de bétail, donc plus de maïs, de blé et de soja pour les nourrir, et davantage de surfaces cultivées.

"Quantité d'événements climatiques depuis deux-trois ans ont eu un impact", en particulier la sécheresse et de mauvaises récoltes de blé en Australie, souligne aussi Thierry Lefrançois. Il fait valoir également une mauvaise anticipation au niveau européen: "la Politique agricole commune (PAC) a réduit les surfaces" cultivables car les autorités tablaient sur une baisse de la demande.

Autre facteur clé: la vogue des biocarburants en Europe et aux Etats-Unis, et "l'utilisation de céréales et oléagineux pour produire du bioéthanol ou du biodiésel, qui fait concurrence à une utilisation alimentaire de ces ressources", note Chris Lupoli. Enfin, en période d'incertitude économique, les matières premières, y compris alimentaires, sont devenues des valeurs refuge pour les investisseurs. Pour M. Lupoli, la tendance haussière est "un problème structurel qui va durer". Un avis partagé par M. Lefrançois. Il remarque que pour que les prix baissent, il faudrait "augmenter les surfaces agricoles", ce qui ne peut aller au-delà de la mise en culture des jachères, ou "que les gens reviennent à une alimentation traditionnelle à base de riz". Ce qui lui semble improbable "tant que la croissance économique sera là" dans les pays émergents. Or, la Chine a enregistré une hausse de son produit intérieur brut de 11% l'an dernier."

Information complémentaire: l'Allemagne a décidé d'arrêter sa politique de production de bio carburant officiellement parce que le bio-carburant serait mauvais pour les moteurs officieusement "parce qu'on ne brûle pas de la nourriture"