Le pouvoir d'achat des étudiants baisse encore !

Pour la première fois depuis 5 ans les étudiants ont obtiennu du gouvernement une revalorisation des bourses qui dépasse l'inflation (+2,5% contre 1,1% d'inflation selon l'INSEE), mais toujours lourdement inférieure à l'augmentation des dépenses des étudiants (+3,7% selon l'UNEF).

Le syndicat étudiant UNEF réalise depuis 3 ans une étude annuelle sur le pouvoir d'achat des étudiants. Vous pouvez ici télécharger le dossier de presse sur l'étude 2007. La lecture permet de se rendre compte de la grande difficulté dans laquelle sont plongés un grand nombre d'étudiants dont certains doivent travailler à temps plein pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.
Un des points les plus révoltants est que le gouvernement a un contrôle sur certains paramêtres du pouvoir d'achat étudiant et, en toute connaissance de cause, décide tout de même d'augmenter les frais d'inscription plus rapidement que l'inflation. Résultat, depuis 2001 le "panier étudiant" a augmenté de 27% tandis que les aides aux étudiants n'ont augmenté que de 10%. Les conséquences sont catastrophiques sur nos jeunes en formation et leur taux de réussite.

Qui a dit que nous voulions aller vers la société de la connaissance ?

Une des raisons principales de cette situation n'est pas spécifique aux étudiants puisqu'il s'agit du logement. Comme chacun sait, dans la région niçoise l'étendue des dégats est particulièrement forte. Un rappel de quelques chiffres significatifs est disponible sur le site de l'UNEF Nice.

La Bourse trahit les entreprises

Une excellente tribune publiée dans Le Monde par Jean-Bernard Schmidt, partenaire-associé chez Sofinnova Partners, société de capital-risque, autrement dit, pas vraiment un gauchiste !

L'intégralité de la tribune est reproduite dans le billet (cliquez sur "lire la suite") mais voici quelques extraits particulièrement intéressants.

La Bourse sert-elle notre économie ? (...) Les entreprises cotées sur Euronext Paris ont levé en 2006 un total de 37,5 milliards d'euros. Les entreprises du seul CAC 40 (un sous-ensemble d'Euronext) ont rendu à leurs actionnaires 39 milliards d'euros, soit un déficit de 1,5 milliard d'euros (...)

Les entreprises ne sont plus financées, au contraire, elles s'appauvrissent.(...) La durée moyenne de détention d'actions par les fonds mutuels américains est tombée à dix mois en 2005, un record historique (...)

Clairement, nous sommes dans une déviation du système : on ne peut indéfiniment gagner de l'argent vite et sans risque. Le système se corrigera de lui-même, comme il l'a fait dans le passé. La question est de savoir quand, et à quel prix pour notre économie.(...)

Que faire pour que la Bourse retrouve son rôle moteur de l'économie ? (...)
Agir sur la fiscalité. (...) Mais la vraie mesure fiscale à prendre est de taxer les hedge funds et les fonds de LBO. A quel titre peut-on justifier aujourd'hui une exonération d'imposition sur les plus-values et que les intérêts de la dette d'acquisition soient fiscalement déductibles, tout cela conduisant à une surprime de rentabilité qui fausse la concurrence ? En établissant une imposition normale, on fait un acte d'équité en même temps que l'on rétablit les conditions d'un arbitrage sain entre le court terme et le long terme, on réhabilite le long terme.(...)


C'est un acteur des fonds de capital risque qui le dit !
Cette idée est présente à gauche depuis de longues années. La droite et, soyons honnête, une partie de la gauche tenante d'un certain libéralisme social, a toujours conspué l'envie de d'agir sérieusement sur la spéculation financière.
Pourtant, impératif d'égalité sociale, mais aussi levier pour dégager des marges de manoeuvres considérables pour l'action publique, une fiscalité intelligente des marchés financier apparaît chaque jour un peu plus come un outil de régulation économique et de stratégie de développement indispensable.

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La liberté de la presse vue (de loin) par la Droite

Dassault, propriétaire du Figaro mais aussi sénateur UMP et proche de Sarkozy est un habitué des déclarations sur la presse révélant assez bien sa conception de la "liberté".
Il y a quelques temps, il déclarait qu'il fallait réformer les écoles de journalistes pour arrêter de leur enseigner n'importe quoi. Aujourd'hui, on sait plus clairement ce qu'il aimerait leur voir apprendre : la docilité. "Il y a une chose que les journalistes oublient, c'est que quand quelqu'un met de l'argent (dans un journal) ce n'est quand même pas pour laisser faire n'importe quoi" a déclaré ce grand démocrate !

Encore plus clair : "Le propriétaire comme l'actionnaire a quand même le droit d'avoir un regard sur ce qui se passe, ne serait-ce que sur sa rentabilité et sur son orientation politique". S'il y en a qui doutait encore que derrière la possession par Dassault, Lagardère et Bouygues de la quasi-totalité des médias en France, il y a une réelle volonté politique, il serait temps qu'ils se réveillent.

Rappelons encore une fois que un des plus proches collaborateurs de Sarkozy pendant sa campagne a été nommé à la tête des programmes de TF1, que le directeur d'Europe 1 appelle Sarkozy, encore lui, pour lui demander "conseil" pour nommer un journaliste politique, qu'une des seules émissions critiques quant aux médias a été déprogrammée malgré son succès (Arrêt sur Images sur France 5), et que France Inter nettoie sa grille des émissions jugées trop subversives (La bande à Bono).
Rappelons enfin, comme l'illustration de ce billet, que la France, pays des lumières, est 35e sur 168 dans le classemant de Reporter sans Frontière sur la liberté de la presse. Bel exemple !

La presse peut être un contre-pouvoir garant de la démocratie quand elle est pluraliste et indépendante comme dans les pays anglo-saxon (où tout n'est pas satisfaisant même de ce point de vue).
C'est par contre un formidable outil d'installation d'une égémonie culturelle et politique quand elle est concentrée entre quelques mains sans scrupule.

Banques centrales

Les doléances sur les politiques des Banques centrales sont nombreuses. Ces institutions se moquent du chômage, de la paupérisation du plus grand nombre. Leurs recommandations sont toujours identiques: il faut contenir les salaires et faire travailler plus. Leur seul crédo (c’est du moins ce qu’elles disent): le soutien à leurs monnaies et donc la lutte contre l’inflation..

Et puis..! Il suffit de la défaillance d’un certain nombre d’institutions spéculatives, de fonds d’investissement pourris qui ont trop spéculé sur la hausse de l’immobilier aux USA, qui se sont abondamment goinfrés lorsque le marché était à la hausse et qui, maintenant ne peuvent plus rembourser l’argent qu’ils ont, à ces fins, emprunté aux banques, leur refilant souvent aussi, par la même occasion ces créances douteuses,… Ce qui casse la confiance des prêteurs. Il a suffi de ces défaillances pour que nos banques centrales sortent de leur splendide crédo et injectent des milliards d’€, de $ et de yens pour que les valeurs financières et les Bourses (c’est à dire les fortunes des actionnaires) cessent de chuter. Voir sur le thème l’analyse sur Rue 89 .

Pour la seule journée de jeudi, la BCE a injecté sur le marché financier près de 100 milliards d’€, la Réserve Fédérale américaine s’est contentée de 17,4 tandis que la Banque centrale du Japon y est allée de 6,2 milliards d’€ (Le Monde ). Vendredi, la BCE y est allée encore pour 61 milliards d’€ (Le Monde ). Et au diable l’inflation!

En Europe, ce sont les banques allemandes qui ont abondamment spéculé sur l’immobilier américain qui pleurent maintenant et, dès lors, la BCE vole à leur secours. Qu’il est dommage que cette même institution ne fasse pas preuve de la même sollicitude lorsque ce sont les salariés et les chômeurs qui sont en difficulté.

Nous touchons à une autre des caractéristiques des logiques financières: privatiser les profits et socialiser ou étatiser les pertes. Si possible en faisant en même temps baisser les impôts des plus riches afin que ce soient au maximum les autres qui épongent.



Ecrit par Jean-François et pris sur Le blog à JeF.

Débat entre Benoît Hamon et Delphine Batho

Refondation de la gauche, opposition à Nicolas Sarkozy, rapport aux média, ... tels sont les sujets abordés par Delphine Batho et Benoît Hamon lors de ce débat organisé dans l'émission "Les matins" de France culture le 19 juillet dernier.

Bonne écoute, nous attendons vos réactions.