Razzy Hammadi : La sincérité du scrutin est mise en cause
Par Bob, mardi 28 octobre 2008 à 12:05 :: Débats :: #489

Dans un entretien à l'excellent journal en ligne d’information généraliste Médiapart, Razzy Hammadi interrogé par Stéphane Allies, analyse le déroulement du congrès et la gestion de la crise financière par Nicolas Sarkozy. L'ancien président du MJS à l'origine du mouvement anti CPE revient également sur le nécessaire renouveau idéologique du PS et sur la candidature de Benoit Hamon au poste de premier secrétaire...
Quel sentiment vous inspire les débats internes d’avant congrès, depuis le dépôt des motions ?
La première chose qui nous marque, c’est l’atonie flagrante des débats. On n’entend aucune idée neuve de la part de la part des trois motions (Royal, Aubry et Delanoë) issues de la majorité des derniers congrès. Cette majorité qui n’a eu aucune capacité d’anticipation face à la crise financière et qui a aujourd’hui une capacité de réaction proche de zéro face à la crise sociale. Face à cela, nous sentons une dynamique certaine autour de nos propositions, et nous apparaissons les plus crédibles dans les débats.
Comment expliquez-vous le peu d’enthousiasme suscité autour de ce congrès ?
Les militants ne voient pas très bien les différences entre les trois motions sortantes. Et n’adhèrent pas aux arguments d’autorité des partisans de Bertrand Delanoë, ni aux alliances de personnes auparavant en désaccords autour de Martine Aubry. Ni enfin à l’alliage aux cohérences diverses qui soutient Ségolène Royal, qui ne semble pas penser la même chose que Manuel Valls ou Gérard Collomb. Ce n’est pas très sérieux au regard de la situation dramatique que vivent nos concitoyens.

C'est un des gros titres des journaux aujourd'hui, un record depuis 11 ans : les faillites d'entreprises en France ont augmenté de 17% au troisième
trimestre par rapport au trimestre précédent avec 11,407 procédures.
Sur neuf mois, le nombre total de faillites se monte à 40,220.
Information niçoise