Sur la Côte d'Azur, la mer en guise d'égout

Je vous livre ici quelques extraits d'un excellent article du Figaro (pour que le Figaro ait pris la peine d'enquêter d'une manière aussi critique dans notre beau département c'est que nous avons réellement de quoi nous inquiéter....) ! (Source Le Figaro mercredi 20 juin 2007. Article de Marielle COURT)

"Plusieurs communes dont Saint Jean Cap Ferrat, Roquebrune Cap Martin ou Villefranche sur Mer déversent sans traitement préalable leurs eaux usées à quelques encablures du bord de mer. Depuis des années, c'est strictement interdit par la loi. Mais c'est ainsi, le résultat combiné d'un certain laxisme des autorités de l'Etat et d'une totale désinvolture des élus. Un cas extrême, voire unique sur le littoral, qui illustre le retard pris par la France. Sur le seul bassin Rhône/Méditerranée, autrement dit de Perpignan à Menton en remontant jusqu'à Dijon, 56 stations d'épurations ne sont pas aux normes européennes. Or, 22 sont en PACA, dont 19 sur le littoral!" (... lire la suite ...)

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Le transport routier, catastrophe écologique et économique

Trouvé au hasard de balades numériques, un reportage donne quelques arguments peu employés contre le transport routier. Sur le site TV Link Europe vous pourrez trouver un résumé et le script du reportage.

On dit souvent que le transport routier de marchandise est bien moins respectueux de l'environnement que le transport ferroviaire, fluvial ou maritime. C'est une réalité et la survie de notre planète a beau être un sujet qui devient majeur dans toutes les têtes, la dynamique n'est pas à un comportement plus éco-compatible : en 2010 le nombre de camion sur les routes devrait avoir augmenté de 50% par rapport au niveau de 1998 ! Il faut dire que 44% des marchandises sont transportées par la route.

Ce qu'on dit moins souvent, c'est la logique économique voudrait elle aussi qu'on intervienne pour réduire ce mode de transport.
Il y a bien sûr le carburant qui flambe et augmente les coûts du transport routier, mais ça n'est pas la bonne raison car il ne représente actuellement que 5% du prix des marchandises. Par ailleurs, le mode même de gestion de la production, fondée sur les flux et non sur les stocks, incite les industriels à opter pour des transports rapides et flexibles comme le camion, même s'il est plus cher, pour économiser sur des coûts d'infrastructure (gestion des stocks) et exploiter la mondialisation : les délocalisations économiques induisent une production distribuée sur plusieurs sites géographiquement très distants pour optimiser les coûts de main d'oeuvre et la fiscalité.
Il ne faut donc pas s'attendre à un effet de marché pour changer cet état de fait, l'intervention politique et la régulation publiques sont nécessaires.

Plus que nécessaire, elle est économiquement légitime. Deux exemples frappants.

  • Chaque jour plus de 10% du réseau routier européen est bloqué par les embouteillages, principalement à cause d'une saturation en camions. Cela représente un coût de 0,5% du PIB européen ! Si on laisse ce secteur se développer naturellement, ce sera 1% du PIB en 2010.
  • Les transporteurs routiers ne paient pas le coût réel de leur utilisation des infrastructures routières. En effet, la dégradation des routes produites par un véhicule est proportionnelle à son poids élevé à la puissance 4 (désolé pour les maths). De manière plus imagée, le passage d'un seul camion use autant la route que 100 000 voitures ! Le montant des péages payés par les camions sur les autoroutes ne correspond en rien à cette constatation, les impôts locaux des entreprises de transports payés aux collectivités qui entretiennent les routes non plus. Ce sont donc les citoyens qui supportent le surcoût du transport routier dans leurs taxes (mais aussi dans le coût économique et social des délocalisations, dans le surcoût des marchandises dû à une production distribuée géographiquement, etc.).


Il est donc légitime, économiquement efficace, et environnementalement nécessaire d'agir pour revenir à un mode de gestion impliquant moins de transport, mais ce ne pourra se faire sans intervention publique.
Pourquoi ne pas commencer, par exemple, à taxer le transport routier en fonction de la distance à parcourrir et du poids des engins ? Pollueurs et destructeurs, camion et 4x4 n'auraient qu'à bien se tenir...

Il pleut au paradis

J'ai classé dans la rubrique Environnement faute de mieux. Et si on ajoutait une rubrique...?

Eau (Part three) : les conflits

Après l’ère de la sécurité énergétique, voici venue celle de la sécurité aquatique. Aujourd’hui, partout dans le monde des conflits voient le jour avec pour principales raisons le partage des ressources en eau.

Aux Etats Unis, dans le nord est, la pénurie d’eau provoque de sérieuses crispations diplomatiques avec le Canada, accusé de contrôler à son profit le cours de certains fleuves. Régulièrement l’Inde et le Pakistan font appel à la Banque Mondiale pour les départager dans leurs litige en eau. En Israël, le Jourdain est un enjeu primordial dans toutes les négociations de paix.

Pollution et effet de serre, l’air et l’eau seront les deux premières « victimes » de l’homme...

Chaque minute en Inde, 1 million de litres d’eaux usées non traités se déversent dans le Gange, fleuve dont dépendent 300 millions d’Indiens.

En France, vous connaissez tous les bienfaits de l’agriculture intensive qui non seulement assèche les nappes phréatiques, mais en plus pollue de manière durable ces même nappes, avec parfois des problèmes qui se répercutent dans les estuaires : algues toxiques, nitrates…

Nous ne pouvons plus faire des choix politique dans le domaine de l’agriculture sans prendre en compte cette évidence. La France ne peut pas produire autant sans endommager de manière durable ses réserves en eau !

Enfin le réchauffement climatique a déjà un impact direct sur les indices de pluviométrie en Europe : en Angleterre, dans certaines régions, il y a moins d’eau disponible qu’au Soudan !

Aujourd’hui, des compagnies réfléchissent sérieusement à tracter des icebergs pour pouvoir les utiliser comme des réservoirs d’eau douce.

En France, comme vous le voyez régulièrement, de plus en plus de département sont rationnés et connaissent des sècheresses de très grande ampleur.

Pour ceux qui doutent encore de la réalité de ces prévisions, prenons l’exemple récent de la Chine où la pluviométrie réduite a diminué de 80% les récoltes, compromettant ainsi sérieusement la sécurité alimentaire de tout le nord ouest du pays.

L'eau (Part two)

Les ressources.

Tout d’abord : l’eau n’est pas abondante.

Notre planète est constituée de plus de 70% d’eau mais 97% de cette eau est salée donc inutilisable à l’état brut. Sur les 3% d’eau douce restants, 2% sont inaccessibles car gelés dans les glaces des pôles et des montagnes, il ne nous reste que 1% et plus précisément 0.7% de la masse totale d’eau pour subvenir à nos besoins...

Les besoins

Prés de la moitié de la planète n’a ni accès à l’eau potable ni accès aux réseaux d’assainissement.

Dans le monde la première cause de mortalité est la mauvaise qualité de l’eau. L’absence ou la mauvaise qualité de l’eau tuent dix fois plus que toutes les guerres réunies.

Il ne faut pas loin de 1 000 litres d’eau pour produire 200g de coton, 1 000 litres d’eau pour seulement 3 kg de papier, 1 000 litres d’eau pour produire 5k/w d’électricité.

Autre exemple, peut être tout aussi parlant : pour construire une voiture il ne faut pas moins de 8 000 litres d’eau !!

En fait dans le monde l’industrie à elle seule utilise déjà plus de 20% de nos ressources en eau

La mer d’Aral ou du lac Tchad ont tous deux étés quasiment rayés de la carte à cause des activités humaines.

A cause de prélèvements intensifs sur ses affluents, la Mer Morte à perdu plus d’un tiers de sa superficie ces dernières années

Enfin le monde de par sa croissance démographique entraîne des développements qu’il nous faut dès aujourd’hui anticiper.

Pensez seulement qu’en 2050 les besoins en eau seront doublés.